Le crâne des australopithèques et leur intelligence en question
le 13 juin 1998 à 00h00
Les australopithèques, qui vivaient il y a plus de 3 millions d’années et sont considérés comme les ancêtres de l’homme moderne, disposaient d’un volume crânien inférieur à celui qu’on leur prêtait jusque-là, affirment des chercheurs américains dans la revue «Science». Cette découverte plutôt inattendue pourrait contraindre les paléontologues à réviser leurs idées sur l’époque et la façon dont se sont développés le cerveau de l’homme et son intelligence, écrit le principal auteur de l’étude, Glenn Conory, de l’université Washington de Saint-Louis (Missouri). Pour arriver à cette conclusion, l’équipe de M. Conroy a réalisé une tomographie, c’est-à-dire un scanner, d’un crâne retrouvé il y a neuf ans à Sterckfontein (Afrique du sud) et appartenant, selon les spécialistes, à un hominidé de type australopithèque ayant vécu il y a 2,8 à 2,6 millions d’années. En reconstituant à partir de cet examen une image en trois dimensions de la boîte crânienne de ce spécimen, connu sous le nom de «Monsieur Ples», ils ont calculé que le volume interne de son crâne atteignait environ 515 centimètres cubes. Un volume nettement inférieur à celui — 600 centimètres cubes — estimé jusque-là mais qui reste supérieur à la moyenne des spécimens de cette branche de l’arbre généalogique de l’être humain. Surpris par ces résultats, les anthropologues américains suspectent maintenant que le volume crânien d’autres australopithèques pourrait aussi avoir été surestimé. Si c’était le cas, cela indiquerait que «les théories en cours sur le moment et la façon dont a évolué le cerveau des premiers hominidés devraient être réévaluées», écrivent-ils. (AFP)
Les australopithèques, qui vivaient il y a plus de 3 millions d’années et sont considérés comme les ancêtres de l’homme moderne, disposaient d’un volume crânien inférieur à celui qu’on leur prêtait jusque-là, affirment des chercheurs américains dans la revue «Science». Cette découverte plutôt inattendue pourrait contraindre les paléontologues à réviser leurs idées sur l’époque et la façon dont se sont développés le cerveau de l’homme et son intelligence, écrit le principal auteur de l’étude, Glenn Conory, de l’université Washington de Saint-Louis (Missouri). Pour arriver à cette conclusion, l’équipe de M. Conroy a réalisé une tomographie, c’est-à-dire un scanner, d’un crâne retrouvé il y a neuf ans à Sterckfontein (Afrique du sud) et appartenant, selon les spécialistes, à un...
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