Les habitants des pays arabes du Golfe, représentés à la phase finale de la Coupe du monde de football par l’Arabie Séoudite, ne savent plus où donner de la tête: certains ont différé leurs vacances estivales et d’autres ont reporté leur mariage, Mondial oblige. Les élèves, en plein examen dans ces pays (Arabie Séoudite, Koweit, Emirats arabes unis, Qatar, Bahrein et Oman), pensent surtout au ballon rond. «Les examens, c’est chaque année. La Coupe du monde, c’est une fois tous les quatre ans», rétorque le jeune Séoudien, Hicham, à sa maman qui le presse de réviser ses leçons de physique avant l’examen samedi, soit au lendemain du premier match de l’Arabie contre le Danemark. A l’instar de la majorité des Séoudiennes, la mère de Hicham ne connaît du football que la forme du ballon. Mais à cause du matracage de la télévision nationale, elle a décidé de suivre les matches de l’équipe nationale avec son époux. «Je ne suis pas une fanatique du football, mais il est de mon devoir de soutenir notre équipe nationale», a confié Fatma au quotidien séoudien Arab News. A Dubaï, Jamila regrette que le Mondial ait coïncidé dans les Emirats arabes unis avec les examens de fin d’année. «Je ne pourrai pas empêcher mes deux enfants de regarder la télévision, parce que leur papa ne ratera aucun match», avoue-t-elle à l’AFP. «Les examens ont commencé hier et le Mondial démarre demain», titre un dossier spécial consacré mardi aux examens par le quotidien émirati al-Bayan. Le dossier est illustré par l’image d’un étudiant en train de cogiter. Mais en guise de crâne, il a un ballon de foot. Mais si les jeunes sont les plus saisis par la fièvre du Mondial, les adultes ne sont pas épargnés. Plusieurs jours avant le coup d’envoi, des milliers de lecteurs se sont lancés dans la course aux paris sur le vainqueur du Mondial, organisés par les journaux qui proposent des prix alléchants. Le quotidien al-Ittihad propose à ses lecteurs des voitures de luxe dont le prix est estimé à trois millions de dirhams (environ 815.000 dollars). Cafés et restaurants ont aménagé des «coins-Mondial», avec téléviseurs à écrans géants. Un hôtel à Abou Dhabi a même aménagé un stade en miniature dans le sous-sol où a été installé un écran géant. Le spectacle sera agrémenté de menus spéciaux pour célébrer «l’événement de la fin du siècle». Bon nombre de pères de famille, fanatiques du ballon rond, ont acheté leurs provisions en quantités suffisantes pour ne pas avoir à faire des courses quotidiennes. D’autres ont aménagé une pièce, où trône un téléviseur à écran géant et une vidéo, pour suivre les matches en compagnie de leurs amis.
Les habitants des pays arabes du Golfe, représentés à la phase finale de la Coupe du monde de football par l’Arabie Séoudite, ne savent plus où donner de la tête: certains ont différé leurs vacances estivales et d’autres ont reporté leur mariage, Mondial oblige. Les élèves, en plein examen dans ces pays (Arabie Séoudite, Koweit, Emirats arabes unis, Qatar, Bahrein et Oman), pensent surtout au ballon rond. «Les examens, c’est chaque année. La Coupe du monde, c’est une fois tous les quatre ans», rétorque le jeune Séoudien, Hicham, à sa maman qui le presse de réviser ses leçons de physique avant l’examen samedi, soit au lendemain du premier match de l’Arabie contre le Danemark. A l’instar de la majorité des Séoudiennes, la mère de Hicham ne connaît du football que la forme du ballon. Mais à cause du...
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