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Actualités - Biographies

Un homme dépourvu de tout remords

L’ancien chef de la junte militaire au pouvoir en Argentine, l’ex-lieutenant général Jorge Videla, a dirigé l’un des régimes les plus violents de l’histoire du pays. Né en 1925 près de Buenos Aires dans une famille de militaires, il entra au collège militaire et poursuivit une carrière classique dans l’infanterie avant d’être nommé chef d’état-major général de l’armée de Terre, puis commandant en chef de l’armée de Terre, en août 1975. En mars 1976, il dirigea avec l’amiral Emilio Massera (Marine) et le brigadier Orlando Agosti (armée de l’Air) le coup d’Etat réussi sans aucun coup de feu qui porta au pouvoir une junte militaire. Il prit immédiatement quelques mesures exceptionnelles: formation d’un gouvernement provisoire, dissolution du Congrès, suspension des partis politiques et des droits syndicaux. Le 26 mars, il fut nommé président de la République. L’Argentine entra dès lors dans la «sale guerre»: de 1976 à 1978, la répression frappa aveuglément syndicalistes, guérilleros, hommes politiques, ecclésiastiques, journalistes, universitaires. Des milliers d’entre eux disparurent après avoir été enlevés, 30.000 au total selon les organisations humanitaires. En mai 1978, le général Videla fut reconduit à la tête de l’Etat jusqu’à fin mars 1981, date à laquelle il fut remplacé par le général Roberto Viola. Il mena durant toute sa période au pouvoir une politique économique ultralibérale qui se révéla par la suite désastreuse pour de nombreux secteurs industriels, et responsable d’une inflation avoisinant les 100%. Condamné à perpétuité en 1985, il fut gracié en décembre 1990 par le président Carlos Menem (néo-péroniste) après avoir passé plus de six années en prison. Dépourvu de tout remords, il réclama même par la suite des dédommagements et une «réparation morale», requête toujours refusée par l’Etat argentin. (AFP)
L’ancien chef de la junte militaire au pouvoir en Argentine, l’ex-lieutenant général Jorge Videla, a dirigé l’un des régimes les plus violents de l’histoire du pays. Né en 1925 près de Buenos Aires dans une famille de militaires, il entra au collège militaire et poursuivit une carrière classique dans l’infanterie avant d’être nommé chef d’état-major général de l’armée de Terre, puis commandant en chef de l’armée de Terre, en août 1975. En mars 1976, il dirigea avec l’amiral Emilio Massera (Marine) et le brigadier Orlando Agosti (armée de l’Air) le coup d’Etat réussi sans aucun coup de feu qui porta au pouvoir une junte militaire. Il prit immédiatement quelques mesures exceptionnelles: formation d’un gouvernement provisoire, dissolution du Congrès, suspension des partis politiques et des...