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Actualités - Chronologie

Coup d'envoi à la privatisation des banques et assurances en Egypte

L’Egypte a donné le coup d’envoi à la privatisation d’un secteur-clef, celui de ses banques et compagnies d’assurance, gage de sa volonté de poursuivre sa libéralisation économique même en retard sur ses engagements. Le Parlement a approuvé lundi soir coup sur coup deux lois qui donnent au secteur privé, égyptien ou étranger, toute latitude pour entrer dans le capital des banques et compagnies d’assurance. Piliers de l’économie du pays, les quatre banques publiques égyptiennes — Banque Nationale, Banque du Caire, Banque d’Alexandrie, Banque Misr — contrôlent 70% des actifs du secteur bancaire national, détiennent 60% des dépôts et accordent 68% des prêts. Quant aux assurances, quatre compagnies devront également être privatisées: outre la société de réassurance Egyptian Reinsurance, il s’agit de Al-Charq Insurance, Misr Insurance et Al-Ahliya Insurance, qui monopolisent quelque 80% du marché égyptien et ont investi près de trois milliards de dollars l’an dernier. Les nouvelles lois interdisent à toute personne, physique ou morale, de posséder plus de 10% du capital sans l’autorisation du gouvernement. En revanche, aucune limite n’est imposée à la participation étrangère, qui peut théoriquement atteindre 100% du capital et permettre à des étrangers d’accéder aux postes de direction, ce qui était interdit par la loi auparavant. Ce point a suscité l’ire de l’opposition — une dizaine de députés — car les banques et compagnies d’assurance constituent les principales sources de financement de l’économie. L’opposition a également regretté la rapidité avec laquelle ces privatisations, approuvées en commission les 17 et 24 mai, avaient été décidées. Le premier ministre Kamal al-Ganzouri a rétorqué lundi soir aux députes que ces privatisations étaient nécessaires pour lutter contre le chômage et faire passer la croissance économique d’un rythme annuel de 5% actuellement à quelque 8% en attirant les investissements étrangers. La première banque à être cédée avant la fin de l’année devrait être la plus petite des quatre banques privatisées, soit la Banque d’Alexandrie, selon les milieux financiers. M. Ganzouri n’a pas voulu livrer le nom de la première banque à privatiser, mais a précisé que le gouvernement procéderait au préalable à une augmentation de son capital à raison de 500 millions de livres (150 millions de dollars) et vendrait ses titres en bourse.(AFP)
L’Egypte a donné le coup d’envoi à la privatisation d’un secteur-clef, celui de ses banques et compagnies d’assurance, gage de sa volonté de poursuivre sa libéralisation économique même en retard sur ses engagements. Le Parlement a approuvé lundi soir coup sur coup deux lois qui donnent au secteur privé, égyptien ou étranger, toute latitude pour entrer dans le capital des banques et compagnies d’assurance. Piliers de l’économie du pays, les quatre banques publiques égyptiennes — Banque Nationale, Banque du Caire, Banque d’Alexandrie, Banque Misr — contrôlent 70% des actifs du secteur bancaire national, détiennent 60% des dépôts et accordent 68% des prêts. Quant aux assurances, quatre compagnies devront également être privatisées: outre la société de réassurance Egyptian Reinsurance, il s’agit...