Avec tous les signaux au rouge, l’économie japonaise attend le Mondial comme une véritable bouffée d’oxygène, susceptible de faire oublier la morosité ambiante et de générer des revenus substantiels dans des secteurs- clef comme l’industrie électronique, la publicité ou le tourisme. Participant pour la première fois à une Coupe du monde, l’équipe japonaise porte les espoirs de tous les Japonais, d’autant plus sensibles à la compétition qu’ils accueilleront en 2002 avec la Corée du sud la prochaine édition de la Coupe. «Les hommes d’affaires sont fatigués de recevoir depuis si longtemps de mauvaises nouvelles sur l’économie, le Mondial peut avoir un gros impact psychologique», estime Hiroshi Muramatsu, un analyste de l’Institut de recherche Hamagin, filiale de la Yokohama Bank Ltd. «Pour les fabricants de téléviseurs et de magnétoscopes l’effet sera tout à fait visible», affirme-t-il. Victor Co. of Japan, Ltd. (JVC), sponsor officiel du Mondial, table sur une hausse des ventes de plus de 10%. «Nous attendons beaucoup de l’effet Mondial», déclare Toshiya Ogata, un porte- parole de JVC. «Nous pouvons ainsi compter sur une croissance à deux chiffres pour le premier semestre fiscal». Sony Corp. a mis spécialement sur le marché pour l’occasion un téléviseur à écran géant de 36 pouces, «high vision», et les ventes dépassent à ce jour les prévisions. Les chiffres des ventes de téléviseur en mai, attendues à la fin du mois, devraient ainsi montrer une croissance pour la première fois en huit mois, les fabricants comptant sur 600.000 ventes pour le Mondial. Le géant de la publicité Dentsu Ltd. chiffre l’impact pour l’économie japonaise à quelque160 milliards de yen (1,2 milliard de dollars). Le rêve des publicitaires est bien sûr que l’équipe japonaise passe le cap du premier tour mais face à l’Argentine, la Croatie et la Jamaïque ses chances sont jugées bien minces par les commentateurs sportifs. Dentsu, chargé de défendre les intérêts de la FIFA et du comité d’organisation, a mis en place un groupe de surveillance spécial qui mène la chasse à l’emploi abusif des symboles du Mondial ou aux produits non agréés. Les voyagistes se frottent aussi les mains. Ils tablent sur 35.000 Japonais qui doivent se rendre en France, contre 12.000 aux J.O d’Atlanta en 1996. Japan Travel Bureau (JTB), la première agence de voyage japonaise, a vendu 9.000 séjours en France, pour environ 3,5 mds de yen. «C’est vraiment une grosse affaire», dit un porte-parole en notant que «pour les Japonais c’est le plus grand événement sportif à l’étranger auquel ils participent». Il y a bien eu quelques couacs, des voyagistes se plaignant d’annulations tardives, certains supporters ayant réservé chez plusieurs pour être vraiment sûrs d’obtenir un billet pour les matchs. Les grands magasins ont aussi sauté sur l’occasion. Mitsukoshi Ltd. a ouvert des stands avec les objets souvenirs et la mascotte du Mondial, avec l’espoir de voir les ventes s’emballer si les résultats de l’équipe japonaise sont bons, comme ce fut le cas pour les J.O d’hiver de Nagano en février. Pour les industriels et les sociétés de service, cette compétition en France sert aussi de répétition générale pour la mobilisation que demandera le Mondial au Japon et en Corée en 2002. Ils tablent déjà sur un impact de 14 milliards de dollars pour la seconde économie mondiale. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avec tous les signaux au rouge, l’économie japonaise attend le Mondial comme une véritable bouffée d’oxygène, susceptible de faire oublier la morosité ambiante et de générer des revenus substantiels dans des secteurs- clef comme l’industrie électronique, la publicité ou le tourisme. Participant pour la première fois à une Coupe du monde, l’équipe japonaise porte les espoirs de tous les Japonais, d’autant plus sensibles à la compétition qu’ils accueilleront en 2002 avec la Corée du sud la prochaine édition de la Coupe. «Les hommes d’affaires sont fatigués de recevoir depuis si longtemps de mauvaises nouvelles sur l’économie, le Mondial peut avoir un gros impact psychologique», estime Hiroshi Muramatsu, un analyste de l’Institut de recherche Hamagin, filiale de la Yokohama Bank Ltd. «Pour les...