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Actualités - Chronologie

Cérémonie d'ouverture : insectes, fleurs, ballons géants et support'airs

De curieux insectes sur échasses, des ballons qui s’échapperont de fleurs géantes se déployant au milieu d’une pelouse de 10.000 mètres carrés de tissus, des acrobates bariolées qui rebondissent sans fin sur des trampolines et des «support’airs» multicolores qui dégringolent du toit du Stade de France. La cérémonie d’ouverture qui débutera à 16h30 précises à Saint-Denis (banlieue parisienne) où le stade est implanté, durera une vingtaine de minutes placées sous la signe de la fête universelle, de la joie, de la loufoquerie.Le concepteur du spectacle, Yves Pépin, a voulu animer ce qu’il appelle «le jardin extraordinaire de Charles Trénet» en envoyant à l’univers un message de joie partant d’un faux gazon qui fait des vagues, de vrais ballons qui s’envolent vers les nues où ils croisent les «support’aires» qui finiront la fête en déployant les drapeaux de tous les pays participants. Si la pelouse du stade pouvait parler, elle célèbrerait le football, la jeunesse, les supporteurs et la magie que peut faire naître le ballon rond dans les yeux de tous les spectateurs. Pour Yves Pépin, déjà distingué aux expositions universelles de Séville (1992) et Lisbonne (1998), il s’agit de composer, en l’honneur de la Coupe du monde, un scénario à rebours du film Microcosmos. Cette fois, tout part de la pelouse pour s’envoler bien au-delà du toit du Stade de France. Les 80.000 spectateurs du match Brésil-Ecosse et plus de 2 milliards de téléspectateurs servis par 250 chaînes, pourront admirer cette cérémonie conçue sans le moindre temps mort, qui s’appuie sur les rythmes universels et effrénés imaginés par deux jeunes compositeurs Pascal Lengagne et Philippe Villar. Ils feront se trémousser à l’infini 800 jeunes de toutes nationalités venus lancer le Mondial dans une symphonie de couleur, de mouvement mais également de poésie. Jour J: la fête du ballon rond commence Le jour J est arrivé. Six ans après avoir été désignée pour organiser la 16e Coupe du monde de football, la France accueille l’événement à partir du 10 juin et pour une durée de 33 jours avec une participation record de 32 nations. Pour cette ultime manifestation sportive de dimension planétaire organisée au vingtième siècle, la France a déployé d’énormes moyens pour faire de ce Mondial-98 un rendez-vous historique. Les chiffres sont éloquents: 9,4 milliards de francs investis dont 2,7 pour la construction du Stade de France (80.000 places) qui le 12 juillet à Saint-Denis (nord de Paris) accueillera la finale. Dix villes représentant les grandes régions du pays à l’exception de l’est ont été mobilisées comme 12.000 volontaires et des milliers de policiers pour assurer la sécurité des sites et des personnes. Le terrorisme et le hooliganisme sont des risques toujours pris très au sérieux à l’occasion d’un événement aussi considérable. De Paris à Lens, Nantes, Montpellier, Saint-Etienne, de Saint-Denis à Bordeaux, Marseille, Lyon et Toulouse, la France va vivre à l’heure du ballon rond. Avec le monde entier dont l’engouement pour cette discipline n’a fait que croître avec le temps sur tous les continents depuis la création de la première Coupe du monde en 1930 en Uruguay. Fête permanente D’autres chiffres sont encore particulièrement parlants: plus de 2,5 millions de spectateurs assisteront aux 64 matches ainsi que 12.000 journalistes qui effectueront une couverture médiatique inégalée. 37 milliards de téléspectateurs (en audience cumulée) sont prévus. Deux fois plus que pour les Jeux Olympiques d’Atlanta. En dépit des conflits sociaux de ces derniers jours et notamment la grève des pilotes d’Air France, le transporteur aérien officiel du Mondial, la «fête du football» est et sera permanente pendant cette Coupe du monde comme l’a souhaité l’un de ses organisateurs Michel Platini. Fête dans la rue mais également fête sur le terrain où le «jeu dur» sera banni sans pitié. Cette fête devait commencer mardi soir fort joliment avec le rassemblement parisien place de la Concorde au pied d’une immense réplique du trophée de la Coupe du monde batie autour de l’obélisque. Elle se poursuivra à partir du 10 juin sur les dix sites pour les 704 joueurs qui ont été appelés à respecter le slogan de ce Mondial: «C’est beau un monde qui joue...» Selon la tradition, le tenant du titre, le Brésil participera mercredi (17h30 locale — 15h30 GMT) sur la pelouse du Stade de France, au match inaugural contre l’Ecosse. Sous les yeux de Joao Havelange et de Joseph Blatter, l’ancien et le nouveau président de la Fédération internationale. Pour la sélection «auriverde» de Ronaldo, ce sera l’occasion de montrer d’emblée ses possibilités de remporter l’épreuve pour la cinquième fois après ses succès en 1958, 1962, 1970 et le dernier en 1994 aux Etats-Unis. Ce même jour, de l’autre côté de la France, à Montpellier (21h00 locale — 19h00 GMT), la Norvège affrontera le Maroc. Brésil et Allemagne Avec le Brésil, l’Allemagne, championne d’Europe en titre et trois fois victorieuse du Mondial (1954, 1974, 1990) sera l’autre grande nation candidate au succès final. A un degré moindre, l’Italie, elle aussi trois fois lauréate (1934, 1938 et 1982), l’Argentine, deux fois championne (1978, 1986) auront les moyens de s’illustrer comme l’Angleterre, les Pays-Bas, la Croatie et la France qui à domicile cherchera à obtenir sa première consécration dans la compétition mondiale après avoir été demi-finaliste en 1958, 1982 et 1986. Mais avant d’envisager de conquérir le trophée mondial, ces nations et les autres auront pour premier objectif de franchir le tour initial (en terminant aux deux premières places de chacun de leur groupe de quatre) et de se qualifier pour les huitièmes de finale. Le Danemark, l’Espagne, la Norvège, le Chili, la Roumanie, la Bulgarie, le Nigeria, la Belgique, la Yougoslavie, la Colombie, l’Afrique du sud, sont les autres équipes aptes à être au rendez-vous. En revanche, les Etats-Unis et l’Iran (32e et dernier qualifié), qui se rencontreront le 21 juin à Lyon, et l’Arabie Séoudite semblent «condamnés» au rôle de figurant. Réponse: le 26 juin, terme du premier tour. Avant les huitièmes (élimination directe) à partir desquelles, le «but en or» pendant la prolongation et l’épreuve des tirs au but en cas d’égalité entreront en action. Avec ses joies et ses peines. Le spectacle total en somme.
De curieux insectes sur échasses, des ballons qui s’échapperont de fleurs géantes se déployant au milieu d’une pelouse de 10.000 mètres carrés de tissus, des acrobates bariolées qui rebondissent sans fin sur des trampolines et des «support’airs» multicolores qui dégringolent du toit du Stade de France. La cérémonie d’ouverture qui débutera à 16h30 précises à Saint-Denis (banlieue parisienne) où le stade est implanté, durera une vingtaine de minutes placées sous la signe de la fête universelle, de la joie, de la loufoquerie.Le concepteur du spectacle, Yves Pépin, a voulu animer ce qu’il appelle «le jardin extraordinaire de Charles Trénet» en envoyant à l’univers un message de joie partant d’un faux gazon qui fait des vagues, de vrais ballons qui s’envolent vers les nues où ils croisent les...