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Actualités - Chronologie

Course aux armements : Pékin accuse New Delhi et Washington d'hypocrisie

La Chine a accusé simultanément samedi l’Inde et les Etats-Unis d’hypocrisie en matière militaire, mettant en cause New Delhi pour ses essais nucléaires et Washington pour ses ventes d’armes à Taïwan. Dans un éditorial, le quotidien officiel China Daily accuse le gouvernement indien d’avoir «trompé son opinion publique et triché avec le reste du monde en invoquant sa sécurité nationale pour recourir à des essais nucléaires». Quant aux Etats-Unis, le quotidien de langue anglaise dénonce la prolifération de leur technologie militaire dans le monde, à la suite de la vente d’équipements américains à l’armée de l’air taïwanaise. «Tout en accusant les autres pays de faire proliférer leur technologie de pointe à usage militaire, les Etats-Unis, premier vendeur d’armes du monde, vendent ce type de technologie sans aucune hésitation», estime le China Daily. Les Etats-Unis soupçonnent la Chine d’avoir aidé le Pakistan à mettre au point des charges atomiques en lui fournissant la technologie nécessaire, une accusation rejetée par Pékin. Les essais nucléaires indiens avaient vu Pékin et Washington adopter la même ligne de fermeté vis-à-vis de New Delhi, même si la Chine est hostile par principe à des sanctions internationales, à la différence des Américains. Mais la vente, annoncée mardi, d’équipements de navigation nocturne américains destinés aux avions de combat F-16 de l’armée taïwanaise, a créé une nouvelle pomme de discorde entre les deux capitales, à moins de trois semaines de l’arrivée en Chine du président américain Bill Clinton. «La Chine demande aux Etats-Unis d’abandonner cette pratique malavisée dès que possible», écrit le China Daily. Le ministère chinois des Affaires étrangères avait dénoncé dès jeudi cette vente évaluée à 160 millions de dollars. Visite de Clinton La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle, a déjà annoncé son intention de faire figurer la question de l’île en tête des discussions lors de la visite de Bill Clinton, attendu en Chine du 25 juin au 3 juillet. Cette visite est la première d’un président américain depuis celle de George Bush début 1989, quelques mois avant la répression du mouvement de Tiananmen, à l’origine d’un long refroidissement des relations entre les deux pays. Le rapprochement sino-américain s’est concrétisé en octobre dernier par la visite à Washington du président chinois Jiang Zemin. Plus récemment, les essais nucléaires indiens ont permis à Pékin d’apparaître aux yeux de Washington comme un pôle de stabilité en Asie, tout en justifiant sa politique de coopération avec le Pakistan. Même si elle a «regretté» les essais nucléaires pakistanais effectués fin mai, la Chine a souligné qu’Islamabad avait dû céder à la pression de son opinion publique à la suite des essais indiens. Mercredi, Jiang Zemin a encore accusé l’Inde de «viser» la Chine et le Pakistan avec ses essais nucléaires et de chercher à obtenir une position hégémonique en Asie du Sud. (AFP)
La Chine a accusé simultanément samedi l’Inde et les Etats-Unis d’hypocrisie en matière militaire, mettant en cause New Delhi pour ses essais nucléaires et Washington pour ses ventes d’armes à Taïwan. Dans un éditorial, le quotidien officiel China Daily accuse le gouvernement indien d’avoir «trompé son opinion publique et triché avec le reste du monde en invoquant sa sécurité nationale pour recourir à des essais nucléaires». Quant aux Etats-Unis, le quotidien de langue anglaise dénonce la prolifération de leur technologie militaire dans le monde, à la suite de la vente d’équipements américains à l’armée de l’air taïwanaise. «Tout en accusant les autres pays de faire proliférer leur technologie de pointe à usage militaire, les Etats-Unis, premier vendeur d’armes du monde, vendent ce type de...