Pas de restructuration de l'industrie automobile en Europe
le 04 juin 1998 à 00h00
Le président du groupe PSA Peugeot-Citroën, Jean-Martin Folz, ne pense pas que le mariage Daimler - Chrysler prélude à un vaste mouvement de restructuration dans l’industrie automobile européenne. «Je crois extraordinairement improbable l’apparition de mouvements européens importants de restructuration», a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale des actionnaires. A ses yeux, «le rapprochement de deux constructeurs généralistes européens est une mauvaise opération», notamment parce que «l’abandon d’une marque se traduit presque instantanément par un abandon de parts de marché». De surcroît, l’industrie automobile n’offre pas de possibilité d’économies de restructuration immédiates mais plutôt des économies industrielles à moyen et long terme qui peuvent être obtenues sans procéder à des fusions, a-t-il fait valoir en citant la coopération de PSA avec Renault et Fiat dans le domaine des moteurs. Au-delà des constructeurs généralistes européens, les spécialistes à racheter se font rares avec l’issue prochaine du dossier Rolls Royce et «il n’y a plus de fiancés disponibles aux Etats-Unis», a-t-il observé. Chrysler est en passe d’être racheté par Daimler alors que Ford et General Motors sont déjà largement implantés en Europe. Les Coréens, un temps cités comme éventuels prédateurs, n’ont plus les moyens financiers d’être ambitieux et les Japonais sont rétifs aux rapprochements avec d’autres constructeurs pour des raisons culturelles, a ajouté Jean-Martin Folz. Enfin, le président de PSA s’est refusé à tout parallèle entre l’industrieautomobile et celle de l’aéronautique, théâtre d’importantes restructurations au cours des dernières années. «L’évolution du marché aéronautique a été dans le sens d’une très grande mondialisation, banalisation, uniformisation de la demande. Dans l’industrie automobile, c’est totalement différent. On ne va pas vers une simplification, une globalisation de l’offre automobile mais au contraire vers un éclatement et une diversification», a-t-il analysé. Selon lui, en effet, il «n’existe pas de voiture mondiale ni de marché automobile mondial». Jean-Martin Folz ne croit pas à une vague de restructurations. Il n’en a pas moins justifié la résolution permettant d’augmenter le capital en cas d’offre publique sur le groupe. Cette résolution, déjà votée l’année dernière, est «bien connue et destinée à faire face à des situations de forte hostilité éventuelle», a-t-il dit. Les actionnaires ont donné leur aval à cette résolution qui prévoit une augmentation de capital d’un montant maximum de 4 milliards de francs en période d’OPA ou d’OPE. (Reuters)
Le président du groupe PSA Peugeot-Citroën, Jean-Martin Folz, ne pense pas que le mariage Daimler - Chrysler prélude à un vaste mouvement de restructuration dans l’industrie automobile européenne. «Je crois extraordinairement improbable l’apparition de mouvements européens importants de restructuration», a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale des actionnaires. A ses yeux, «le rapprochement de deux constructeurs généralistes européens est une mauvaise opération», notamment parce que «l’abandon d’une marque se traduit presque instantanément par un abandon de parts de marché». De surcroît, l’industrie automobile n’offre pas de possibilité d’économies de restructuration immédiates mais plutôt des économies industrielles à moyen et long terme qui peuvent être obtenues sans procéder à des...
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