La fête de la musique 1998 sera en version techno ou ne sera pas. La musique électronique électrisera de ses 70.000 watts (pour référence, la puissance sonore dans une boîte de nuit est max de 10.000 watts!) les spectateurs-participants. Une soirée techno c’est un concert en life donné par un ou plusieurs DJs qui en manipulant deux platines et les disques vinyls improvisent une musique dont les caractéristiques sont un mélange savamment syncopé de cascades saccadées... Première soirée du genre au Liban, elle sera animée par cinq DJs, dignes représentants du son «frenchie»; trois danseuses techno professionnelles, les «Astéroïdes»; et Spin Head, un jongleur-cracheur de feu. Voilà pour les animations qui se dérouleront le vendredi 19 juin à partir de 21h à Zahlé, au «Rihab»; samedi 20 juin à partir de 21h à Beyrouth, Stade du Chayla, et dimanche 21 juin, rendez-vous toujours à 21h, à la Foire internationale Rachid-Karamé de Tripoli. La soirée est organisée à la demande du Centre culturel français par Kaprod, boîte de production spécialisée dans les spectacles de techno et de house musique. L’annuelle fête de la musique sera marquée d’un «autre aspect de notre culture qui est une petite révolution culturelle», indique Jean-Claude Voisin, directeur du CCF. Pourquoi la techno? «Trois raisons principales à ce choix, répond M. Voisin. D’abord pour montrer que l’Europe n’est pas toujours à la remorque des Etats-Unis, que nous maîtrisons la nouvelle technologie, y compris dans la culture; ensuite nous voulions diversifier la programmation, en introduisant une forme musicale qui est un fait de société en Europe; enfin, les DJs français sont parmi les plus cotés au monde». Ce que confirme Alain Franco, directeur de Kaprod. «Pour la première fois un DJ, Laurent Garnier, a été récompensé aux Victoires de la musique, dans la catégorie musiques contemporaines» rappelle-t-il. Didier Sinclair, «pilier de la house parisienne», et Ilana, une des premières DJettes (prononcer dijette), ont participé en avril dernier à une grande soirée techno à Paris-Bercy réunissant plus de 30 DJs internationaux; Chris Pi, mixeur français arrive tout droit de Miami; Ad Lib et Turbozene sont originaires du nord de la France et ont été recrutés via Internet; les «Astéroïdes» sont trois danseuses parisiennes professionnelles spécialisées dans les spectacles qui accompagnent les musiques électroniques. «Nous présentons des démonstrations de grande envergure», affirme M. Voisin. Des manifestations qui nécessiteront des installations importantes. Outre la puissance et la qualité du son, des spots géants feront jouer des faisceaux lumineux. Par ailleurs, deux «body painting» ou artistes-maquilleurs seront à la disposition des spectateurs pour les grimer. Si on s’avise de demander à Jean-Claude Voisin s’il y a au Liban un public pour ce genre de musique, il s’exclame, «la techno est un état d’esprit qui entraîne les jeunes de 14 à 80 ans»... Il poursuit, «ce sera l’occasion de donner aux autres la possibilité de voir une nouvelle culture»...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La fête de la musique 1998 sera en version techno ou ne sera pas. La musique électronique électrisera de ses 70.000 watts (pour référence, la puissance sonore dans une boîte de nuit est max de 10.000 watts!) les spectateurs-participants. Une soirée techno c’est un concert en life donné par un ou plusieurs DJs qui en manipulant deux platines et les disques vinyls improvisent une musique dont les caractéristiques sont un mélange savamment syncopé de cascades saccadées... Première soirée du genre au Liban, elle sera animée par cinq DJs, dignes représentants du son «frenchie»; trois danseuses techno professionnelles, les «Astéroïdes»; et Spin Head, un jongleur-cracheur de feu. Voilà pour les animations qui se dérouleront le vendredi 19 juin à partir de 21h à Zahlé, au «Rihab»; samedi 20 juin à partir de 21h à...