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Actualités - Chronologie

Glissade des marchés russes

Les marchés russes ont commencé le mois de juin avec une nouvelle glissade des actions et du rouble, dans l’attente d’une aide internationale d’urgence à la Russie et d’actions concrètes du gouvernement pour assainir les finances publiques. Les valeurs russes ont ainsi cédé encore 10,2% par rapport à la clôture de vendredi, alors que la Bourse de Moscou avait déjà perdu 10,5% mercredi dernier lorsque les marchés russes avaient été saisis par la panique. Les investisseurs étrangers quittant massivement le marché avaient mis le rouble sous pression, et la Banque centrale avait dû tripler ses taux à 150% pour défendre la monnaie russe. Les actions russes ont perdu 40% en mai et plus de 50% depuis le début de l’année. Le marché russe, chouchou des investisseurs l’année dernière puisqu’il a gagné près de 200% avant d’être frappé par la crise asiatique, a ainsi reculé à son niveau d’il y a deux ans. Le rouble a de son côté perdu 0,5% lundi face au dollar qui s’est inscrit sur le marché interbancaire à 6,172 roubles contre 6,138 pour un dollar vendredi. La devise russe, dont la stabilité est la principale réussite de six ans de réformes, a été fortement attaquée la semaine dernière. Les bons du trésor, dont les rendements se sont envolés jusqu’à 90% au plus fort de la crise la semaine dernière lorsque les investisseurs se sont désengagés des marchés russes, sont restés sous la pression, avec les rendements des bons à un an à 75% contre 65% vendredi. Cette nouvelle glissade a eu lieu malgré les déclarations de soutien à l’économie russe du président américain Bill Clinton dimanche qui s’est dit favorable à une aide supplémentaire pour la Russie sans cependant avancer de chiffres. Dans un communiqué publié dimanche soir par la Maison-Blanche, M. Clinton s’est dit favorable à «une aide financière conditionnelle» pour «aider à la stabilité, aux réformes structurelles, à la croissance en Russie (...et) au maintien d’un rouble stable». Le gouvernement russe a également annoncé la semaine dernière pour rassurer les investisseurs un plan de stabilisation des finances publiques qui prévoit, outre la chasse aux fraudeurs du fisc, de nouvelles réductions de dépenses d’un total de 42 milliards de roubles (7 milliards de dollars environ).«Le marché manque de confiance dans les promesses du gouvernement. Ce qu’il veut, au-delà des promesses, c’est voir la couleur de l’argent,», souligne Roland Nash, un économiste du groupe MKF-Renaissance. «L’inquiétude demeure sur le rouble. Les opérateurs sont sceptiques et se demandent si le déblocage d’une nouvelle tranche du prêt du FMI sera suffisant à court terme», ajoute un autre expert, Matthew Thomas, de la banque d’investissement Creditanstalt-Grant. Le Fonds Monétaire International s’est engagé à débloquer une tranche de 670 millions de dollars, gelée depuis janvier, probablement vers la fin juin mais a exclu tout aide supplémentaire pour soutenir le rouble et alléger le poids de la dette russe. Le chef de la banque russe d’investissement MFK-Renaissance, Boris Jordan, a affirmé lundi que des banques occidentales discutaient actuellement de la possibilité d’un prêt syndiqué à la Russie mais qu’elles le mettraient en œuvre uniquement en cas de soutien des institutions financières internationales. Des sources bancaires ont indiqué à l’agence AFX à Londres qu’un groupe de banques comprenant ABN Amro (Pays-Bas), Deutsche Bank (Allemagne) et JP Morgan et la Chase Manhattan (Etats-Unis) seraient impliquées dans de telles discussions qui porteraient sur la possibilité d’une aide de plusieurs milliards de dollars. «Le gouvernement russe souffre d’un problème de crédibilité et il a besoin que cette crédibilité lui soit apportée de l’extérieur», conclut Roland Nash. (Reuters)
Les marchés russes ont commencé le mois de juin avec une nouvelle glissade des actions et du rouble, dans l’attente d’une aide internationale d’urgence à la Russie et d’actions concrètes du gouvernement pour assainir les finances publiques. Les valeurs russes ont ainsi cédé encore 10,2% par rapport à la clôture de vendredi, alors que la Bourse de Moscou avait déjà perdu 10,5% mercredi dernier lorsque les marchés russes avaient été saisis par la panique. Les investisseurs étrangers quittant massivement le marché avaient mis le rouble sous pression, et la Banque centrale avait dû tripler ses taux à 150% pour défendre la monnaie russe. Les actions russes ont perdu 40% en mai et plus de 50% depuis le début de l’année. Le marché russe, chouchou des investisseurs l’année dernière puisqu’il a gagné près...