Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les télécommunications, moteur des privatisations en Afrique

Plusieurs entreprises de télécommunications sont passées aux mains du privé l’an dernier sur le continent africain qui se convertit à l’économie de marché à une vitesse accélérée, selon un rapport publié à Abidjan par la Banque africaine de développement (BAD). La Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Afrique du Sud ont ainsi vendu leurs entreprises publiques de télécom tandis que le Nigeria commençait à ouvrir le secteur. En Afrique de l’Ouest, c’est en Côte d’Ivoire qu’a été réalisée l’opération de privatisation la plus importante, avec la cession de 51% des parts de CI-Telcom à France Telecom, qui envisage d’investir 450 millions de dollars dans le secteur. L’Etat ivoirien a également cédé ses intérêts dans la compagnie sucrière Sodesucre, et ses dernières parts dans Palmindustrie. Au Ghana, c’est également dans les télécommunications qu’a été réalisée la privatisation la plus importante: l’Etat a vendu sa participation de 30% à Malaysia Telkom pour un prix de 38 millions de dollars. Mais c’est dans le sud du continent, principalement en Afrique du Sud et Zambie, que devraient être réalisées les opérations de privatisation les plus importantes, souligne le rapport de la BAD sur le développement en Afrique. En avril 1997, l’Etat sud-africain a vendu 30% du capital de la compagnie publique Telkom à Thintana Communications, une entreprise mixte américano-malaisienne. Autre secteur convoité par les intérêts privés: les mines. A la fin de l’an dernier, l’Etat zambien a cédé la quasi-totalité des actifs de ses mines de cuivre, ce qui devrait générer quelque 5 milliards de dollars d’investissement nouveaux, selon la BAD. Les privatisations s’accélèrent également au Zimbabwe, où l’année a été marquée par la cession notamment de la Commercial Bank of Zimbabwe et de la Cotton Company. En Tanzanie, l’Etat devrait se désengager de plusieurs entreprises des secteurs du textile, du ciment, de l’élevage et du sel, tandis qu’au Mozambique, la privatisation se poursuit dans les secteurs manufacturier, agricole et des transports. Les services de douanes de ce pays ont été sous-traités à une société britannique. Même tendance au Maroc où la privatisation des entreprises des secteurs de l’énergie (électricité, raffinage du pétrole), des télécommunications, de l’extraction minière (notamment la mine d’argent Imter, «considérée comme l’une des dix mines les plus rentables au monde»), de la sidérurgie, du sucre, des engrais, de la banque et de l’hôtellerie «est bien avancée», selon la BAD. Le gouvernement marocain espère privatiser 112 entreprises publiques sur la période 1994-1998. La BAD se félicite de ce boom des privatisations sur le continent. Pour ses responsables, «l’inefficacité du secteur public a fortement entravé la croissance des économies africaines, à la fois en limitant la concurrence dans le secteur privé et en imposant un lourd fardeau financier aux contribuables et aux pouvoirs publics». (AFP)
Plusieurs entreprises de télécommunications sont passées aux mains du privé l’an dernier sur le continent africain qui se convertit à l’économie de marché à une vitesse accélérée, selon un rapport publié à Abidjan par la Banque africaine de développement (BAD). La Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Afrique du Sud ont ainsi vendu leurs entreprises publiques de télécom tandis que le Nigeria commençait à ouvrir le secteur. En Afrique de l’Ouest, c’est en Côte d’Ivoire qu’a été réalisée l’opération de privatisation la plus importante, avec la cession de 51% des parts de CI-Telcom à France Telecom, qui envisage d’investir 450 millions de dollars dans le secteur. L’Etat ivoirien a également cédé ses intérêts dans la compagnie sucrière Sodesucre, et ses dernières parts dans Palmindustrie. Au...