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Actualités - Chronologie

Sofia réclame la libre circulation pour les bulgares en Europe

La Bulgarie, qui est avec la Roumanie le seul pays associé à l’Union européenne soumis à une obligation de visas pour l’Europe occidentale, accentue la lutte contre l’émigration clandestine dans l’espoir d’être dispensée de visas. Le ministre bulgare des Affaires étrangères, Mme Nadejda Mikhaïlova, qui vient d’entamer une visite en France, a confirmé son intention d’évoquer la question. Les ambassades occidentales à Sofia sont quotidiennement assaillies de demandeurs de visas qui font la queue, été comme hiver. Ils doivent cependant prouver qu’ils ont un emploi en Bulgarie, des moyens pour leur séjour en Europe de l’ouest, une réservation d’hôtel ou une invitation, des assurances, un billet retour. Si un pays de l’espace Schengen leur refuse un visa, ils ne peuvent formuler de nouvelle demande avant six mois, pour tout pays de l’espace Schengen. «Avant, c’était le régime communiste qui ne nous laissait pas voyager. Maintenant, le rideau est tombé de l’autre côté», déclare avec amertume une femme médecin de 56 ans, qui rêvait d’une visite en Occident, et dont le visa lui a été refusé sans explication. Selon un diplomate européen en poste en Bulgarie, les visas sont systématiquement refusés à «ceux qui risquent de travailler au noir, violer la loi ou dépasser la durée du séjour autorisé». Bonne volonté La Bulgarie et la Roumanie sont les seuls pays associés à l’UE dont les habitants nécessitent un visa pour se rendre dans un pays de l’Union, et conjointement ou séparément, les dirigeants de ces deux pays ne perdent pas une occasion de soulever cette question lors de leurs rencontres avec des responsables des pays de l’UE. «Dans un premier temps, la Bulgarie demande seulement à être sortie de la «liste négative» de l’UE, et n’insiste pas pour être immédiatement inclue dans la liste des pays exemptés d’obligation de visas pour se rendre en Europe», a déclaré Mme Mikhaïlova, avant son départ pour Paris. Pour prouver leur bonne volonté, les autorités bulgares ont récemment redoublé d’efforts pour répondre aux exigences de l’UE. A partir de 1999, les Bulgares auront des papiers d’identité conformes au standards de l’UE, et approuvés par Interpol. La Bulgarie impose désormais des visas pour les ressortissants de 83 «pays à risque», pour dissuader l’immigration clandestine en provenance d’Afrique et d’Asie et à destination de l’Europe de l’ouest, et les visas accordés aux ressortissants de ces pays ont été réduits de 64% en 1997 par rapport à 1996, selon le vice-ministre de l’Intérieur Atanas Atanassov. Une police des frontières a été créée sur le modèle allemand et la Bulgarie s’est engagée auprès de dix pays, dont la France et l’Allemagne, à réadmettre sur son sol des émigrants clandestins qui auraient agi à partir du territoire bulgare. Les Bulgares qui violent le régime des visas d’autres pays sont en outre interdits de tout déplacement à l’étranger pendant deux ans, et de nouvelles sanctions sont prévues contre les passeurs, a rappelé Mme Mikhaïlova. «Le dernier rapport de l’Organisation internationale de la migration a constaté que la Bulgarie ne constitue plus une menace pour les pays d’Europe occidentale comme l’est un pays par lequel transitent des émigrants clandestins», a-t-elle estimé. Selon les chiffres officiels, 650.000 Bulgares ont émigré depuis la chute du communisme en 1989. La plupart sont d’origine turque et ont émigré en Turquie, d’autres s’étant installés en majorité au Canada, en Allemagne, en Australie et en Afrique du sud. (AFP)
La Bulgarie, qui est avec la Roumanie le seul pays associé à l’Union européenne soumis à une obligation de visas pour l’Europe occidentale, accentue la lutte contre l’émigration clandestine dans l’espoir d’être dispensée de visas. Le ministre bulgare des Affaires étrangères, Mme Nadejda Mikhaïlova, qui vient d’entamer une visite en France, a confirmé son intention d’évoquer la question. Les ambassades occidentales à Sofia sont quotidiennement assaillies de demandeurs de visas qui font la queue, été comme hiver. Ils doivent cependant prouver qu’ils ont un emploi en Bulgarie, des moyens pour leur séjour en Europe de l’ouest, une réservation d’hôtel ou une invitation, des assurances, un billet retour. Si un pays de l’espace Schengen leur refuse un visa, ils ne peuvent formuler de nouvelle demande...