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Actualités - Chronologie

La viande française contaminée par des dioxines

De récentes analyses pratiquées en France montrent que la viande commercialisée «peut contenir» de la dioxine en quantités importantes, a révélé hier le Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID). Ces travaux réalisés par le CNIID sur cinq échantillons de viande française commercialisée à Paris dénoncent «le scandale des dioxines» et invitent les pouvoirs publics à y «mettre un terme» avec un moratoire sur l’incinération. «La contamination de la viande par les dioxines s’ajoute à celle, déjà connue, du lait et des produits laitiers», souligne Pierre-Emmanuel Neurohr, directeur du CNIID dans un communiqué publié lundi. «Le CNIID enjoint Dominique Voynet, ministre de l’Environnement, et Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé, de mettre un terme à cette contamination», poursuit le communiqué. Les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement ont annoncé une réaction conjointe dans la journée. Les dioxines proviennent des incinérateurs de déchets. En début de chaîne, le bétail est contaminé par cette pollution toxique retombée sur l’herbe des pâturages. Ces molécules se concentrent dans les graisses animales de la viande, du lait et des dérivés, les œufs, les poissons. Perturbation du système hormonal «Ces substances toxiques perturbent le système hormonal avec diverses conséquences sur la santé», explique le CNIID, citant la modification des défenses immunitaires, les malformations à la naissance et la baisse de fertilité. Selon le Centre, les cinq échantillons incriminés portaient la mention «viande française». Ils ont été achetés à Paris dans des grandes surfaces: Casino, Prisunic, Leclerc, Monoprix et Champion. «Une tranche de rumsteak de bœuf, deux entrecôtes de bœuf, du steack haché et une côte de veau présentent des taux de contamination importants qui contribuent au dépassement des doses journalières admissibles de l’enfant et l’adulte», explique le CNIID. Entre 1800 et 5200 tués par an Le Centre souligne toutefois que compte tenu du nombre limité d’échantillons, ces travaux «ne peuvent en aucun cas être considérés comme représentatifs de la diversité des viandes vendues en France». Mais il note qu’il «est à craindre que la viande issue de troupeaux soumis à de fortes émissions locales soit plus contaminée». Une étude réalisée par la Comité de la prévention et de la précaution, organisme officiel dépendant du ministère de l’Environnement, révélait le 3 avril dernier que la dioxine tuerait entre 1.800 et 5.200 Français chaque année. Selon la norme française, un enfant de 10 ans, pesant 30 kg, ne doit pas ingérer par jour plus de 30 picogrammes par kilo (pg) de dioxine. La norme américaine réduit la dose à 0,18 pg. Or, selon le CNIID, un enfant français ingère en moyenne trois fois plus de dioxine que la norme française et 500 plus que la norme américaine. Quant à l’adulte (70 kg), il consomme la norme française multipliée par 1,5 fois et la norme américaine multipliée par 250 (AFP).
De récentes analyses pratiquées en France montrent que la viande commercialisée «peut contenir» de la dioxine en quantités importantes, a révélé hier le Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID). Ces travaux réalisés par le CNIID sur cinq échantillons de viande française commercialisée à Paris dénoncent «le scandale des dioxines» et invitent les pouvoirs publics à y «mettre un terme» avec un moratoire sur l’incinération. «La contamination de la viande par les dioxines s’ajoute à celle, déjà connue, du lait et des produits laitiers», souligne Pierre-Emmanuel Neurohr, directeur du CNIID dans un communiqué publié lundi. «Le CNIID enjoint Dominique Voynet, ministre de l’Environnement, et Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé, de mettre un terme à cette...