La Juventus de Turin et le Real Madrid n’auront aucun droit à l’erreur quand ils rentreront mercredi soir sur le terrain de l’ArenA d’Amsterdam pour la finale de la Ligue des champions. La «vieille dame», qui n’a toujours pas digéré sa défaite surprise de l’an dernier face au Borussia Dortmund (3-1), ne peut pas se permettre un nouvel échec, sous peine de voir sa réputation de meilleur club d’Europe quelque peu écornée. Pour les Madrilènes, l’enjeu est encore plus gros: non contents d’avoir laissé le titre de champion d’Espagne à leur éternel rival barcelonais, ils ont terminé à une 4e place peu conforme à leur standing et à leurs ambitions. Le Real n’a donc pas le choix: il doit sauver sa saison sur cette finale et assurer par la même occasion sa présence au plus haut niveau européen la saison prochaine. Dans le cas contraire, le prestigieux club espagnol, dont la dette approcherait les 100 millions de dollars, serait sans doute confronté à de graves difficultés financières. Dans l’immédiat, une défaite du Real coûterait sa place à l’entraîneur Jupp Heynckes, qui n’a jamais réussi à combler le vide laissé par le départ de l’Italien Fabio Capello pour le Milan AC en fin de saison dernière. L’Allemand, qui a reporté tous ses espoirs sur cette compétition depuis quelques semaines, compte cependant bien redorer son blason en offrant au club madrilène un trophée qu’il a déjà remporté à six reprises mais qui lui échappe depuis 1966. La Juventus a pour sa part un passé européen moins glorieux que le Real, mais elle est depuis quatre ans au sommet et pourra faire jouer son expérience des grandes compétitions. Récital offensif Battue par Parme en finale de la Coupe de l’UEFA en 1995, la formation turinoise s’était rachetée l’année suivante en remportant la Coupe des champions face à l’Ajax. Puis ce fut l’échec de Munich face à Dortmund. Donnés grands favoris, les Italiens avaient sans doute pris de haut leurs adversaires en ce soir de mai 1997. Ils avaient aussi payé au prix fort la débauche d’énergie consentie pour remporter le scudetto quelques jours avant la finale. Ce ne sera pas le cas cette fois. Assurés du titre de champion d’Italie depuis 10 jours, les joueurs de Marcello Lippi ont pu préparer l’événement dans des conditions optimales. «Le seul point commun avec l’an dernier, c’est que nous avons à nouveau remporté le scudetto. Mais cette fois, nous l’avons gagné une semaine plus tôt et nous avons pu préparer la finale sans stress supplémentaire», confirme Alessandro Del Piero, qui a déjà marqué dix buts en Ligue des champions cette saison. Paradoxalement, les deux équipes ne se sont rencontrées que trois fois par le passé. La dernière confrontation, en quart de finale de la Ligue des champions en 1996, avait tourné à l’avantage de la Juventus. Elles se présenteront mercredi au complet pour cette finale de rêve. Du côté de la Juve, Del Piero et Filippo Inzaghi entendent poursuivre leur récital offensif, avec Zinédine Zidane à la baguette. Quant au Real, il récupère au bon moment ses défenseurs Fernando Hierro et Christian Karembeu, qui relèvent tous deux de blessures. L’attaquant Fernando Morientes devrait également pouvoir également pouvoir tenir sa place. Les équipes probables: Juventus: Angelo Peruzzi; Moreno Torricelli, Paolo Montero, Mark Iuliano, Angelo di Livio, Didier Deschamps, Edgar Davids, Gianluca Pessotto, Zinedine Zidane, Alessandro Del Piero, Filippo Inzaghi. Real Madrid: Bodo Illgner; Christian Panucci, Fernando Hierro, Manuel Sanchis, Roberto Carlos, Raul, Clarence Seedorf, Fernando Redondo, Christian Karembeu, Predrag Mijatovic, Fernando Morientes ou Davor Suker. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Juventus de Turin et le Real Madrid n’auront aucun droit à l’erreur quand ils rentreront mercredi soir sur le terrain de l’ArenA d’Amsterdam pour la finale de la Ligue des champions. La «vieille dame», qui n’a toujours pas digéré sa défaite surprise de l’an dernier face au Borussia Dortmund (3-1), ne peut pas se permettre un nouvel échec, sous peine de voir sa réputation de meilleur club d’Europe quelque peu écornée. Pour les Madrilènes, l’enjeu est encore plus gros: non contents d’avoir laissé le titre de champion d’Espagne à leur éternel rival barcelonais, ils ont terminé à une 4e place peu conforme à leur standing et à leurs ambitions. Le Real n’a donc pas le choix: il doit sauver sa saison sur cette finale et assurer par la même occasion sa présence au plus haut niveau européen la saison...