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Actualités - Chronologie

Netanyahu en position de force après sa visite aux Etats-Unis

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après sa visite aux Etats-Unies , rentre en Israël fort du soutien renouvelé du Congrès et des organisations juives américaines, sans avoir cédé d’un pouce à l’administration Clinton sur le retrait militaire israélien de Cisjordanie. A l’issue d’une visite de cinq jours aux Etats-Unis, il a rencontré une dernière fois dimanche le médiateur américain Dennis Ross, chargé de garder le contact après l’échec de ses deux entretiens mercredi et jeudi derniers avec le secrétaire d’Etat Madeleine Albright, et prononcer un discours devant la principale organisation juive américaine. M. Netanyahu a minimisé dimanche, lors d’une conférence de presse, l’importance des «différences d’opinion» entre le président américain Bill Clinton et lui-même. «Je ne pense pas qu’il soit intelligent de considérer les différences d’opinion de temps à autre sur des sujets de sécurité comme quelque chose de (nuisible) à la relation entre les deux gouvernements», a-t-il dit. Il avait également reçu un soutien appuyé des dirigeants républicains du Congrès. Le président de la Chambre des représentants Newt Gingrich avait exigé de Mme Albright qu’elle fasse «machine arrière». Mme Albright n’a pas réussi à convaincre M. Netanyahu d’accepter un retrait militaire de 13,1 pour cent, le premier ministre ne voulant pas aller au-delà de 9 pour cent. Ce problème bloque la relance du processus de paix au Proche-Orient, en panne depuis quatorze mois. Les chefs d’Etat et de gouvernement du G8 (Allemagne, Canada Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Japon, Russie) ont accentué vendredi la pression en apportant leur «ferme soutien» aux propositions «constructives et réalistes» de Washington. Mais les ministres des Affaires étrangères des mêmes huit pays avaient eux aussi soutenu les propositions américaines la semaine dernière à Londres, sans réussir à émouvoir M. Netanyahu. Le triomphe modeste Rassuré sur la fidélité de ses partisans au Congrès et dans l’influente communauté juive américaine, le premier ministre a pu se permettre d’avoir le triomphe modeste. De passage pour deux jours à New York, il a cherché à atténuer l’impression de confrontation entre Israël et l’administration Clinton, affirmant qu’il voyait «quel ques progrès» dans ses entretiens avec Mme Albright. Il a aussi exprimé vendredi des regrets pour la mort de cinq manifestants palestiniens tués jeudi par l’armée israélienne à Gaza. Il en a cependant rejeté une nouvelle fois la responsabilité sur l’Autorité palestinienne. Selon son entourage, il avait utilisé ce regain de violence comme argument supplémentaire pour refuser toute concession dans ses discussions avec Mme Albright. Il a aussi cherché à détourner l’attention. Il a ainsi réaffirmé qu’Israël est prêt à se retirer rapidement du Sud-Liban, qu’il occupe depuis 20 ans, à condition toutefois que le Liban et la Syrie acceptent des arrangements de sécurité. Il a par la même occasion tenté d’impliquer dans ce dossier le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui n’est pas tombé dans le piège. Beyrouth et Damas, qui maintient quelque 30.000 hommes au Liban, rejettent les conditions israéliennes. L’intransigeance de M. Netanyahu continue de susciter l’irritation des pays arabes modérés qui ont fait la paix avec Israël. Le roi Hussein de Jordanie a critiqué samedi les déclarations «contradictoires et déconcertantes» du premier ministre, qui avait justifié la priorité qu’il donne à la sécurité d’Israël par le fait que l’Etat hébreu ne pouvait pas se fier à ses voisins. Malgré le camouflet que leur a fait subir M. Netanyahu, les Etats-Unis se disent déterminés à poursuivre leurs efforts de médiation. Les responsables américains reconnaissent cependant, comme l’a fait le porte-parole du département d’Etat, James Rubin, «qu’il est difficile d’être optimiste» pour la suite de cette médiation. (AFP-Reuters)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après sa visite aux Etats-Unies , rentre en Israël fort du soutien renouvelé du Congrès et des organisations juives américaines, sans avoir cédé d’un pouce à l’administration Clinton sur le retrait militaire israélien de Cisjordanie. A l’issue d’une visite de cinq jours aux Etats-Unis, il a rencontré une dernière fois dimanche le médiateur américain Dennis Ross, chargé de garder le contact après l’échec de ses deux entretiens mercredi et jeudi derniers avec le secrétaire d’Etat Madeleine Albright, et prononcer un discours devant la principale organisation juive américaine. M. Netanyahu a minimisé dimanche, lors d’une conférence de presse, l’importance des «différences d’opinion» entre le président américain Bill Clinton et lui-même. «Je ne...