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Actualités - Chronologie

Bagdad affirme qu'il n'acceptera plus le maintien de l'embargo

Bagdad a affirmé mercredi qu’il n’acceptera plus le maintien de l’embargo qui le frappe depuis bientôt huit ans et s’est attaqué aux Etats-Unis responsables, selon lui, du «génocide du peuple irakien». «L’Irak n’acceptera plus que les Etats-Unis et leurs alliés, notamment les Britanniques, continuent leur jeu criminel pour perpétuer l’embargo», écrit le quotidien As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir, à quelques jours du huitième anniversaire de l’invasion irakienne du Koweït, le 2 août 1990, aussitôt suivie par des sanctions internationales. «La politique américaine de mensonges et d’atermoiements est tombée et l’Irak est déterminé à obtenir la levée des sanctions», souligne le journal, qui affirme que Bagdad avait «rempli ses engagements en matière de désarmement et attend en retour que le Conseil de Sécurité remplisse les siens». S’en prenant à la Commission de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM), As-Saoura déplore que cet organisme du Conseil de Sécurité «se soit transformé en un outil politique hostile à l’Irak et se soit impliqué dans le jeu du maintien de l’embargo». Les rapports entre Bagdad et l’UNSCOM se sont récemment envenimés au sujet des analyses d’un laboratoire militaire américain selon lesquelles Bagdad aurait, avant la guerre du Golfe en 1991, équipé des ogives de missiles de gaz VX, un gaz neurotoxique de combat mortel. Bagdad, qui affirme n’avoir jamais réussi à produire à des fins militaires ce gaz de combat mortel, a mis en doute l’analyse faite par le laboratoire américain et demandé des contre-expertises. Les instances dirigeantes en Irak ont averti le Conseil de Sécurité le 21 juillet que Bagdad n’acceptera plus le maintien de l’embargo. Cet avertissement intervient trois jours avant la nouvelle mission du chef de l’UNSCOM, Richard Butler, attendu à Bagdad du 2 au 5 août pour discuter du désarmement irakien. L’embargo international imposé à l’Irak après son invasion du Koweït ne pourra être levé que lorsque l’ONU aura certifié que l’Irak ne possède plus d’armes nucléaires, chimiques et biologiques ni de missiles d’une portée supérieure à 150 km. (AFP)
Bagdad a affirmé mercredi qu’il n’acceptera plus le maintien de l’embargo qui le frappe depuis bientôt huit ans et s’est attaqué aux Etats-Unis responsables, selon lui, du «génocide du peuple irakien». «L’Irak n’acceptera plus que les Etats-Unis et leurs alliés, notamment les Britanniques, continuent leur jeu criminel pour perpétuer l’embargo», écrit le quotidien As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir, à quelques jours du huitième anniversaire de l’invasion irakienne du Koweït, le 2 août 1990, aussitôt suivie par des sanctions internationales. «La politique américaine de mensonges et d’atermoiements est tombée et l’Irak est déterminé à obtenir la levée des sanctions», souligne le journal, qui affirme que Bagdad avait «rempli ses engagements en matière de désarmement et attend en retour...