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Actualités - Communiques Et Declarations

Pérès : Netanyahu n'a pas d'autre choix que le compromis

Shimon Pérès, artisan des accords Israël/OLP de 1993 et 1995, a estimé que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’avait pas d’autre choix que le compromis pour relancer les négociations avec les Palestiniens. Selon l’ancien premier ministre travailliste, en visite à New York dans le cadre d’une visite de six jours aux Etats-Unis, Benjamin Netanyahu semble être plutôt en négociation avec sa propre coalition gouvernementale conservatrice (constituée du Likoud et de petits partis religieux) ainsi qu’avec Washington. «Je crois qu’il n’y a pas d’autre choix que de passer un compromis», a-t-il dit à la presse après avoir pris part à un forum organisé par Beit Shalom (maison de la paix), coalition d’organisations juives américaines. «Vous ne pouvez pas d’un côté voir dans les Etats-Unis un médiateur honnête et ensuite les accuser de chercher à faire pression sur nous». L’administration Clinton a donné à M. Netanyahu jusqu’à lundi pour accepter l’ultimatum de Washington sur un retrait israélien de 13% de la Cisjordanie. Le premier ministre israélien refuse cette idée, estimant que Washington fait pression sur Israël et qu’un tel retrait mettrait en péril la sécurité de l’Etat juif. «Vous ne pouvez pas dire 11% ou 9% c’est la sécurité et 13% ce n’est pas la sécurité, parce que si c’est vraiment la situation vous ne serez jamais en paix. Si vous ne visez pas un retrait de plus de 40% il ne reste aucune chance de faire la paix, il faut être logique, aussi!», a-t-il dit. «Oui» à un Etat palestinien Dans son discours prononcé devant des centaines de personnes dans une synagogue de Manhattan, à l’occasion du cinquantenaire d’Israël, Shimon Pérès a répété que selon lui, Israël devait coexister avec un Etat palestinien et il a ajouté qu’il ne fallait pas critiquer Hillary Clinton lorsqu’elle prône une telle solution. Des propos en ce sens tenus par l’épouse de Bill Clinton, la semaine dernière, ont été critiqués en Israël et perçus par certaines organisations juives américaines comme un possible changement de cap de la diplomatie américaine envers Israël. «Permettez-moi de le dire clairement: pour qu’Israël reste un Etat juif nous avons besoin d’un Etat palestinien», a dit le prix Nobel de la paix. «Mieux les Palestiniens construiront leur destin, plus ils seront de bons voisins. Nous voulons qu’ils prospèrent et réussissent, profitent de la liberté et soient fiers, et ne se sentent pas de quelque façon victime d’une discrimination», a-t-il poursuivi. «Nous voulons être justes et dire la vérité», a-t-il conclu. (Reuters)
Shimon Pérès, artisan des accords Israël/OLP de 1993 et 1995, a estimé que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’avait pas d’autre choix que le compromis pour relancer les négociations avec les Palestiniens. Selon l’ancien premier ministre travailliste, en visite à New York dans le cadre d’une visite de six jours aux Etats-Unis, Benjamin Netanyahu semble être plutôt en négociation avec sa propre coalition gouvernementale conservatrice (constituée du Likoud et de petits partis religieux) ainsi qu’avec Washington. «Je crois qu’il n’y a pas d’autre choix que de passer un compromis», a-t-il dit à la presse après avoir pris part à un forum organisé par Beit Shalom (maison de la paix), coalition d’organisations juives américaines. «Vous ne pouvez pas d’un côté voir dans les Etats-Unis un...