Whitewater : polémique sur des propos enregistrés d'un ami de Clinton
le 05 mai 1998 à 00h00
La Maison-Blanche a sévèrement mis en cause un parlementaire républicain pour avoir rendu publics des extraits de conversations téléphoniques d’un ami du président américain, Bill Clinton, semblant indiquer qu’il avait fait l’objet de pressions pour garder le silence dans l’affaire Whitewater. Les enregistrements, rendus publics vendredi dernier par le représentant républicain de l’Indiana, Dan Burton, ont été «altérés et modifiés (…) afin d’en changer le sens et le contenu», a déclaré sur CNN un proche conseiller du président américain, Rahm Emanuel. M. Burton a «consciemment et sciemment altéré le contenu (…) de ce qu’il a rendu public», a-t-il ajouté. D’après ces extraits réalisés en prison, l’ami de M. Clinton, Webster Hubbell, condamné dans l’affaire politico-immobilière Whitewater, semblait indiquer que son silence avait été acheté afin de protéger le couple présidentiel. Il y explique notamment à sa femme Suzanna qu’il «ne soulèvera pas ces allégations qui peuvent mener à Hillary (Clinton)». Mme Hubbell lui parle de son côté de pressions à la Maison-Blanche, qui lui font craindre de perdre son emploi au département de l’Intérieur. «Alors il va me falloir plonger une fois de plus», lui répond Hubbell. Or, selon d’autres morceaux choisis de ces 150 heures d’enregistrements, ces propos auraient été pris hors contexte, selon la Maison-Blanche. «Je serai très heureux de diffuser, demain, tous les enregistrements si la Maison-Blanche le veut et si l’avocat de M. Hubbell le souhaite», a rétorqué dimanche sur NBC, Dan Burton. L’avocat de Hubbell, John Nields, a toutefois rejeté l’offre, arguant de la confidentialité des propos tenus par son client. M. Hubbell, ancien numéro trois du département de la Justice, avait en 1994 reconnu avoir détourné à son profit plus de 400.000 dollars au détriment de la Rose Law Firm, une société de Little Rock (Arkansas) dont l’activité est au cœur de l’affaire Whitewater. Mme Clinton était une de ses collaboratrices. M. Hubbell a de nouveau été inculpé jeudi dernier à la demande du procureur indépendant Kenneth Starr, en charge de l’enquête Whitewater, pour une fraude fiscale de plus de 800.000 dollars entre 1989 et 1994. M. Starr cherche à établir si cet argent n’aurait pas acheté son silence sur Whitewater. (AFP)
La Maison-Blanche a sévèrement mis en cause un parlementaire républicain pour avoir rendu publics des extraits de conversations téléphoniques d’un ami du président américain, Bill Clinton, semblant indiquer qu’il avait fait l’objet de pressions pour garder le silence dans l’affaire Whitewater. Les enregistrements, rendus publics vendredi dernier par le représentant républicain de l’Indiana, Dan Burton, ont été «altérés et modifiés (…) afin d’en changer le sens et le contenu», a déclaré sur CNN un proche conseiller du président américain, Rahm Emanuel. M. Burton a «consciemment et sciemment altéré le contenu (…) de ce qu’il a rendu public», a-t-il ajouté. D’après ces extraits réalisés en prison, l’ami de M. Clinton, Webster Hubbell, condamné dans l’affaire politico-immobilière...
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