Le président de l’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH-officiel) Kamel Rezzag-Bara a confirmé hier l’existence en Algérie de «lieux secrets» de détention, dans un entretien avec le quotidien el-Khabar. «Il existe un nombre de cas pour lesquels nous avons des preuves qu’ils se trouvent dans un lieu de détention secret mais leur nombre est très petit, selon les cas documentés en notre possession», a précisé M. Rezzag-Bara. L’existence de ces lieux a été révélée par des partis d’opposition et des militants pour la défense des droits de l’homme. M. Rezzag-Bara s’est abstenu de chiffrer le nombre de personnes disparues, indiquant simplement qu’«il y a un certain nombre de plaintes et divers cas». Il a précisé que beaucoup de personnes signalées comme disparues, avaient «en réalité rejoint les groupes armés ou quitté clandestinement le territoire national». Le président de l’ONDH a cependant reconnu que «l’action d’institutions chargées de lutter contre le terrorisme a entraîné quelques dépassements et violations des droits des citoyens», précisant qu’il s’agissait de «cas de disparitions, de mauvais traitements, de décès suspects dans des conditions suspectes, et de mauvais traitements dans les prisons». Il a cité le nombre de 128 cas d’abus imputables aux forces de sécurité et présentés devant les tribunaux. Ce chiffre avait déjà été donné, il y a une quinzaine de jours, par le quotidien el-Watan. Des ONG, notamment la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé des milliers de cas de torture, de disparitions, d’exécutions extrajudiciaires en Algérie. Il y a une quinzaine de jours, la presse a révélé que deux maires affiliés au parti au pouvoir, le Rassemblement national démocratique (RND), ont été arrêtés et soupçonnés d’être responsables de dizaines d’exécutions sommaires. Les deux mis en cause ont été remis en liberté provisoire. (AFP)
Le président de l’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH-officiel) Kamel Rezzag-Bara a confirmé hier l’existence en Algérie de «lieux secrets» de détention, dans un entretien avec le quotidien el-Khabar. «Il existe un nombre de cas pour lesquels nous avons des preuves qu’ils se trouvent dans un lieu de détention secret mais leur nombre est très petit, selon les cas documentés en notre possession», a précisé M. Rezzag-Bara. L’existence de ces lieux a été révélée par des partis d’opposition et des militants pour la défense des droits de l’homme. M. Rezzag-Bara s’est abstenu de chiffrer le nombre de personnes disparues, indiquant simplement qu’«il y a un certain nombre de plaintes et divers cas». Il a précisé que beaucoup de personnes signalées comme disparues, avaient «en réalité...
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