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Actualités - Chronologie

Bataille à l'Otan pour l'attribution des postes

Les chefs d’état-major des pays de l’OTAN se réunissent mardi et mercredi à Bruxelles pour une session semestrielle consacrée notamment à l’attribution entre Etats membres — sauf la France — des postes dans la nouvelle structure militaire intégrée. L’approbation de ce nouveau dispositif, sur trois niveaux — stratégique, régional, sous-régional — contre quatre auparavant, avait donné lieu en 1997 à une incroyable «bataille de marchands de tapis» tentant par tous moyens de conserver sur leur sol le plus possible d’infrastructures de l’OTAN. L’attribution des postes par nationalité, que commenceront à examiner les chefs d’état-major avec l’espoir d’aboutir à la fin de l’année, devrait à nouveau donner lieu à de multiples affrontements plus ou moins ouverts. «Le chemin est tortueux et truffé de difficultés», reconnaît un haut responsable militaire sous couvert d’anonymat. Il s’agit en effet de contenter tout le monde, sans surestimer les capacités militaires des «petits» pays en leur accordant trop de postes de responsabilités. Il ne faut pas non plus donner trop d’exclusivités aux «grands» pays, afin de ne pas provoquer la grogne des «petits» et prévoir un subtil équilibre entre les «frères ennemis», Grecs et Turcs. La diminution du nombre des QG actuels, liée à la mise en œuvre d’une nouvelle structure, complique ce processus d’attribution des postes d’autant que les prétendants ont augmenté. L’Espagne vient en effet de rejoindre la structure, dans laquelle une place doit être d’ores et déjà réservée pour la Pologne, la République tchèque et la Hongrie qui intégreront l’OTAN en 1999. L’importance de l’armée polonaise implique l’attribution de nombreux postes, selon une source militaire. Lors de la mise au point de leur nouveau dispositif, les alliés avaient décidé d’instaurer une rotation entre les nations pour les postes de chefs, d’adjoint et de chef d’état-major (No3), dépendants des deux commandements stratégiques (Europe et Atlantique) qui sont réservés aux Américains. Ils avaient aussi choisi d’attribuer au moins 50% des postes d’un même QG à des nationalités étrangères afin de garantir leur caractère multinational. Depuis le début des discussions, l’importance accordée à ces deux critères va en s’amenuisant, confie un spécialiste du dossier. La décision, regrettée à l’OTAN, de la France de ne pas participer à la nouvelle structure a fait perdre beaucoup de son intérêt au principe de rotation. A titre d’exemple, le poste d’adjoint du commandant suprême des forces alliées en Europe pouvait tourner entre la Grande-Bretagne, qui occupe cette fonction jusqu’à présent, l’Allemagne et la France. Sans Paris en jeu, l’intérêt des Allemands pour cette fonction baisse, car si l’Allemagne demande ce poste, elle devra en échange remettre à un Britannique le poste de commandant régional Nord qu’elle occupe par tradition. «L’attribution des postes dans la nouvelle structure ne devrait pas conduire à une situation très différente de l’actuelle répartition», pronostique un expert. En 1997, toutes les tentatives pour réduire le nombre de QG de troisième niveau (sous-régional) s’étaient soldées par un échec et le dispositif final ressemble beaucoup à celui qui existait jusqu’à présent. Parmi les nouveautés figurent la création d’un état-major en Espagne, qui sera logiquement confié à un général espagnol, et l’activation de QG en Turquie et en Grèce qui devraient revenir à des officiers de ces deux nations. Selon une étude sur les économies budgétaires qu’entraînera la nouvelle structure militaire intégrée, les effectifs de cette dernière ne diminueront en réalité que très légèrement, malgré les objectifs initiaux d’adaptation au nouveau contexte de l’après-guerre froide: de 14.000 à 13.500 militaires. (AFP)
Les chefs d’état-major des pays de l’OTAN se réunissent mardi et mercredi à Bruxelles pour une session semestrielle consacrée notamment à l’attribution entre Etats membres — sauf la France — des postes dans la nouvelle structure militaire intégrée. L’approbation de ce nouveau dispositif, sur trois niveaux — stratégique, régional, sous-régional — contre quatre auparavant, avait donné lieu en 1997 à une incroyable «bataille de marchands de tapis» tentant par tous moyens de conserver sur leur sol le plus possible d’infrastructures de l’OTAN. L’attribution des postes par nationalité, que commenceront à examiner les chefs d’état-major avec l’espoir d’aboutir à la fin de l’année, devrait à nouveau donner lieu à de multiples affrontements plus ou moins ouverts. «Le chemin est tortueux et...