La Grande-Bretagne a réclamé mercredi des explications au Yémen après la mort de quatre otages occidentaux lors d’un assaut controversé considéré comme une bavure dans les milieux politiques et la presse. Adoptant un ton assez peu diplomatique, le gouvernement s’est ouvertement interrogé sur le bien-fondé du recours à la force mardi, vingt-quatre heures seulement après l’enlèvement du groupe de 16 touristes occidentaux dans le sud du pays. L’émoi au Royaume-Uni est d’autant plus grand que le pays vient tout juste de récupérer les dépouilles de trois de ses ressortissants, enlevés et décapités au début du mois en Tchétchénie après une tentative de libération qui avait déjà mal tourné. La prise d’otages tragique du Yémen a en outre renforcé les craintes de représailles d’extrémistes islamistes contre les Britanniques dans le monde, après les récentes frappes aériennes anglo-américaines contre l’Irak, largement dénoncées dans le monde musulman. Même si aucun lien direct avec les raids n’a encore été établi, Londres a relevé que les preneurs d’otages appartenaient à un groupe fondamentaliste, la Jihad islamique, et avaient, parmi leurs exigences, demandé la levée des sanctions frappant l’Irak. Sans attendre les explications de Sanaa, les responsables politiques britanniques pointaient déjà mercredi un doigt accusateur sur la police yéménite. «Cela a l’air d’une intervention ratée», a dit le leader du Parti libéral-démocrate, Paddy Ashdown. Les journaux populaires britanniques étaient unanimes à lui emboîter le pas. «Mais pourquoi bon sang ont-ils donné l’assaut?», s’exclame Le Mirror. «C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire», a renchéri le lieutenant-colonel Colin Allan, un ancien reponsable des SAS, les commandos d’élite britanniques. «Même si vous avez une idée de l’endroit où les otages se trouvent, vous n’y allez pas comme John Wayne ou Rambo», a-t-il dénoncé.
La Grande-Bretagne a réclamé mercredi des explications au Yémen après la mort de quatre otages occidentaux lors d’un assaut controversé considéré comme une bavure dans les milieux politiques et la presse. Adoptant un ton assez peu diplomatique, le gouvernement s’est ouvertement interrogé sur le bien-fondé du recours à la force mardi, vingt-quatre heures seulement après l’enlèvement du groupe de 16 touristes occidentaux dans le sud du pays. L’émoi au Royaume-Uni est d’autant plus grand que le pays vient tout juste de récupérer les dépouilles de trois de ses ressortissants, enlevés et décapités au début du mois en Tchétchénie après une tentative de libération qui avait déjà mal tourné. La prise d’otages tragique du Yémen a en outre renforcé les craintes de représailles d’extrémistes islamistes...
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