La démission surprise de Peter Mandelson de son poste de ministre britannique du Commerce et de l’Industrie laisse ouverte la question de savoir en quoi il a mal agi. M. Mandelson, proche collaborateur de Tony Blair, a démissionné à la suite d’une campagne de presse autour d’un prêt de 373 000 livres (626 640 dollars), accordé en 1996 par son collègue du gouvernement, le trésorier payeur général, Geoffrey Robinson, pour l’achat d’une maison. Il a affirmé n’avoir commis aucune faute, tout en admettant avoir fait une erreur de jugement en acceptant ce prêt en 1996, un an avant l’arrivée au pouvoir du Labour. Les deux questions-clefs autour de ce prêt se résument ainsi : savoir si oui ou non il a trahi le code de conduite ministériel, et s’il a induit en erreur la société de crédit immobilier auprès de laquelle il a emprunté encore 150 000 livres pour sa maison. Le code de conduite stipule, bien entendu, que les ministres doivent éviter tout conflit d’intérêts entre leur fonction officielle et leurs intérêts privés. M. Mandelson s’est retrouvé ainsi susceptible d’accusations de conflit d’intérêts, puisque son ministère contrôle le département de M. Robinson. L’ancien ministre rejette cette accusation tout en admettant que les apparences sont contre lui, car il n’avait jamais déclaré officiellement ce prêt après son entrée au gouvernement. Par ailleurs, le code déontologique des parlementaires exige que chaque prêt ou arrangement préférentiel soit déclaré sur un registre spécial que chaque député doit signer. M. Mandelson n’a rien déclaré sur ce registre, mais depuis le début des rumeurs dans la presse il s’y est soumis. La seconde question concerne le crédit immobilier auprès de la Britannia Building Society, pour la souscription duquel le bénéfice de tout autre crédit immobilier est exclu. Interrogé mercredi, M. Mandelson ne se souvenait pas s’il avait informé la société Britannia du prêt de M. Robinson. Or, le simple fait de ne pas déclarer un prêt devant une société de crédit immobilier expose le demandeur à des poursuites pour fraude.
La démission surprise de Peter Mandelson de son poste de ministre britannique du Commerce et de l’Industrie laisse ouverte la question de savoir en quoi il a mal agi. M. Mandelson, proche collaborateur de Tony Blair, a démissionné à la suite d’une campagne de presse autour d’un prêt de 373 000 livres (626 640 dollars), accordé en 1996 par son collègue du gouvernement, le trésorier payeur général, Geoffrey Robinson, pour l’achat d’une maison. Il a affirmé n’avoir commis aucune faute, tout en admettant avoir fait une erreur de jugement en acceptant ce prêt en 1996, un an avant l’arrivée au pouvoir du Labour. Les deux questions-clefs autour de ce prêt se résument ainsi : savoir si oui ou non il a trahi le code de conduite ministériel, et s’il a induit en erreur la société de crédit immobilier auprès de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.