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Actualités - Chronologie

Rôle diplomatique ou strictement humanitaire pour Annan ? Le Conseil de Sécurité divisé

Le Conseil de sécurité de l’Onu n’est pas parvenu à un accord mercredi sur un projet russe de déclaration présidentielle qui demande au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan d’«évaluer» la situation en Irak après les frappes américaines et britanniques. Les États-Unis se sont opposés à ce que M. Annan joue un rôle en matière de désarmement et ont présenté des amendements en ce sens au texte qui requiert l’unanimité, ont indiqué des diplomates. Le président du Conseil, l’ambassadeur de Bahrein Jassim Buallay, a déclaré à l’issue de la réunion à huis clos que les quinze reprendraient leur examen «la semaine prochaine». La Russie «a promis de poursuivre ses discussions bilatérales pour venir la semaine prochaine au Conseil avec un nouveau texte», a-t-il dit. Le représentant adjoint de la Russie, Youri Fedotov, a affirmé qu’ils devaient «étudier avec soin ces amendements (américains). Certains peuvent aider, d’autres vont à l’encontre de l’objectif initial de cette déclaration présidentielle». Il a souligné que «l’un des problèmes est que le rôle du secrétaire général est limité et cantonné à l’aspect humanitaire de la situation». Le Conseil de sécurité s’est profondément divisé pendant les quatre jours de bombardements sur l’Irak qui ont pris fin samedi, et tente péniblement de définir une nouvelle stratégie vis-à-vis de l’Irak. Le projet russe propose de réunir «dès que possible» les vingt-deux commissaires qui chapeautent la Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak (Unscom). Il demande aussi au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, de «soumettre dès que possible un jugement d’ensemble de la situation actuelle sur le terrain en Irak» sur les volets du désarmement, humanitaire et politique. Les États-Unis s’opposent principalement à ce que M. Annan présente son évaluation en matière de désarmement, affirmant que cela est du seul ressort de l’Unscom et de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA). Ils ont ainsi présenté un amendement qui demande à l’Unscom et à l’AIEA de faire une «évaluation de la situation sur le terrain» et de présenter leurs recommandations. L’amendement américain encourage le secrétaire général à seulement «jouer un rôle pour promouvoir les secours humanitaires». Un diplomate américain a toutefois affirmé que Washington pouvait se montrer «flexible» pour accorder à M. Annan un rôle diplomatique, mais l’a exclu dans le domaine du désarmement. Les États-Unis s’opposent aussi à un paragraphe du texte russe qui «regrette» l’usage de la force. En revanche, ce diplomate a affirmé «ne pas avoir de problème existentiel» avec la réunion des Commissaires de l’Unscom que les États-Unis proposent de réunir «pas plus tard que le 31 janvier» prochain. Un peu plus tôt, le secrétaire général avait exhorté le Conseil à surmonter ses divisions. «J’espère que les divisions au sein du Conseil seront surmontées, parce qu’il est essentiel que nous unissions nos efforts pour aller de l’avant», a-t-il dit. «Cela va demander de la flexibilité, des compromis et la volonté d’être réellement créatif», a ajouté M. Annan.
Le Conseil de sécurité de l’Onu n’est pas parvenu à un accord mercredi sur un projet russe de déclaration présidentielle qui demande au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan d’«évaluer» la situation en Irak après les frappes américaines et britanniques. Les États-Unis se sont opposés à ce que M. Annan joue un rôle en matière de désarmement et ont présenté des amendements en ce sens au texte qui requiert l’unanimité, ont indiqué des diplomates. Le président du Conseil, l’ambassadeur de Bahrein Jassim Buallay, a déclaré à l’issue de la réunion à huis clos que les quinze reprendraient leur examen «la semaine prochaine». La Russie «a promis de poursuivre ses discussions bilatérales pour venir la semaine prochaine au Conseil avec un nouveau texte», a-t-il dit. Le représentant adjoint de la...