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Actualités - Chronologie

Le processus de paix ajourné sine die

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a maintenu mardi le gel du processus de paix avec les Palestiniens, accentuant les craintes que le blocage persiste jusqu’après les prochaines élections. «Tant que les Palestiniens ne respecteront pas leurs engagements, le gouvernement actuel ne procédera à aucun retrait et ne libérera pas de nouveaux prisonniers palestiniens», a affirmé M. Aviv Bushinsky, porte-parole du Premier ministre. Alors que le président palestinien Yasser Arafat entend proclamer un État indépendant le 4 mai prochain, date d’expiration de la période intérimaire d’autonomie palestinienne, les élections en Israël devraient avoir lieu au même moment. Selon la radio publique israélienne, la date la plus vraisemblable est le 27 avril. De hauts responsables gouvernementaux, cités par la radio, ont jugé impossible que le processus de paix se poursuive en pleine campagne électorale. Le gouvernement de M. Netanyahu continue à fonctionner normalement jusqu’aux élections, puisqu’il n’a pas été renversé par une motion de censure, et il a donc tout pouvoir pour mener une négociation. Mais le Conseil des ministres a adopté dimanche une liste de cinq conditions posées aux Palestiniens avant de mettre en œuvre les retraits en Cisjordanie prévus par l’accord de Wye, conclu en octobre. Le fait que le Parlement israélien ait rejeté ces conditions, lors d’un vote lundi soir, n’est «pas pertinent», a expliqué M. Bushinsky. «Si les Palestiniens respectent tous leurs engagements, le gouvernement israélien remplira les siens, sans rapport avec les élections», a assuré M. Bushinsky. «Mais il doivent remplir chacune des cinq conditions», a-t-il insisté. M. Netanyahu exige des Palestiniens qu’ils renoncent officiellement à proclamer unilatéralement un État et à réclamer la libération de prisonniers «ayant du sang sur les mains». Il veut aussi qu’ils confisquent les armes détenues illégalement en secteur autonome, qu’ils stoppent la violence et la propagande hostile à Israël et réduisent les effectifs de leur police. Ces conditions ont été rejetées par l’Autorité palestinienne, qui y a vu une «déclaration de guerre». L’accord de Wye stipulait trois retraits israéliens successifs en Cisjordanie, étalés sur trois mois, dont seul le premier, pour l’instant, a été mis en œuvre. M. Netanyahu a reporté sine die le deuxième, qui devait concerner 5 % de la Cisjordanie et, selon l’accord de Wye, aurait dû intervenir la semaine dernière. M. Bushinsky a rappelé que le précédent gouvernement travailliste de M. Shimon Pérès a «créé un précédent» en gelant pendant 4 mois l’application d’un accord sur un retrait dans la ville de Hébron en Cisjordanie avant les élections de 1996. Mais cette fois-ci, l’Autorité palestinienne a appelé Israël à appliquer les retraits militaires malgré la campagne électorale. «Le gouvernement israélien doit continuer à mettre en œuvre ce qui a été conclu à Wye», a déclaré le secrétaire général de l’Autorité palestinienne, M. Tayeb Abdelrahim. Le département d’État américain a également réaffirmé lundi qu’Israéliens et Palestiniens devaient appliquer l’accord de Wye «tel qu’il a été signé et sans conditions nouvelles». «Nous réclamons instamment l’application (de Wye) aussi vite que possible», a ajouté le porte-parole adjoint du département d’État James Foley. M. Foley a rejeté comme «hypothétique» une question sur le risque de voir l’application de l’accord de Wye gelée pendant la campagne électorale israélienne.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a maintenu mardi le gel du processus de paix avec les Palestiniens, accentuant les craintes que le blocage persiste jusqu’après les prochaines élections. «Tant que les Palestiniens ne respecteront pas leurs engagements, le gouvernement actuel ne procédera à aucun retrait et ne libérera pas de nouveaux prisonniers palestiniens», a affirmé M. Aviv Bushinsky, porte-parole du Premier ministre. Alors que le président palestinien Yasser Arafat entend proclamer un État indépendant le 4 mai prochain, date d’expiration de la période intérimaire d’autonomie palestinienne, les élections en Israël devraient avoir lieu au même moment. Selon la radio publique israélienne, la date la plus vraisemblable est le 27 avril. De hauts responsables gouvernementaux, cités par la radio,...