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Actualités - Communiques Et Declarations

Blair se justifie tous azimuts

Tony Blair s’est lancé dans une campagne tous azimuts pour tenter de justifier auprès de ses partenaires européens l’engagement de la Grande-Bretagne aux côtés des États-Unis dans les bombardements contre l’Irak. Officiellement, le Premier ministre britannique est «encouragé» par le «soutien» ou la «compréhension» dont bénéficierait l’attaque contre l’Irak. Mais, après avoir appelé jeudi soir au téléphone ses homologues espagnol et néerlandais José Maria Aznar et Wim Kok, il a néanmoins jugé utile de «continuer» vendredi «à expliquer à ses partenaires européens les raisons de sa décision». Il a également appelé le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan qui, selon Downing Street, aurait «compris pourquoi nous avions mené cette action», après avoir jeudi exprimé de sérieuses réserves. Vendredi matin, plusieurs tribunes signées par Tony Blair étaient publiées dans les journaux de pays sceptiques, voire ouvertement désapprobateurs. Dans le quotidien français Le Figaro, le Premier ministre britannique répète ainsi que la décision d’agir a été «prise à regret» et reconnaît qu’il y aura «des victimes malgré tous nos efforts». «Nous avons pris cette initiative parce qu’il faut contrer le danger réel que pose un tyran», ajoute Tony Blair. Son ministre de la Défense George Robertson s’est appliqué de son côté à minimiser la crise diplomatique ouverte avec la Russie, qui a rappelé son ambassadeur à Londres, après celui de Washington. Cette mesure ne diminue pas le «soutien international» à l’opération militaire américano-britannique, a assuré le ministre de la Défense. «Les Russes veulent faire un geste, mais ils ont eux-mêmes souscrit très clairement en février à la résolution (de l’Onu) qui avertissait des plus graves conséquences» si l’Irak ne respectait pas ses engagements, a ajouté M. Robertson, alors que l’ambassadeur se préparait à prendre le premier vol pour Moscou. Robin Cook, le chef de la diplomatie, et son secrétaire d’État Derek Fatchett, chargé du Proche-Orient, multiplient aussi les efforts pour expliquer la position britannique. Chez lui, Tony Blair est assuré du soutien de toute l’opposition, conservatrice et libérale-démocrate et de la majeure partie du Parti travailliste, à l’exception de l’aile gauche du Labour qui a manifesté haut et fort sa désapprobation.
Tony Blair s’est lancé dans une campagne tous azimuts pour tenter de justifier auprès de ses partenaires européens l’engagement de la Grande-Bretagne aux côtés des États-Unis dans les bombardements contre l’Irak. Officiellement, le Premier ministre britannique est «encouragé» par le «soutien» ou la «compréhension» dont bénéficierait l’attaque contre l’Irak. Mais, après avoir appelé jeudi soir au téléphone ses homologues espagnol et néerlandais José Maria Aznar et Wim Kok, il a néanmoins jugé utile de «continuer» vendredi «à expliquer à ses partenaires européens les raisons de sa décision». Il a également appelé le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan qui, selon Downing Street, aurait «compris pourquoi nous avions mené cette action», après avoir jeudi exprimé de sérieuses réserves....