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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Le cinéma de papa

«C’est très bien la télévision, c’est le cinéma à domicile». Et puis, c’est très moral: les salauds sont toujours punis sauf aux actualités et dans les émissions politiques. Et enfin, c’est beaucoup mieux que la radio: au lieu d’entendre les parasites, on les voit». Détrompez-vous, je ne suis pas l’auteur de ce commentaire, n’étant ni aussi méchant, ni assez intelligent. Je me contente de retranscrire ce que je viens de lire dans une revue française «spécialisée», en y apportant toutefois mon petit grain de sel: c’est toujours ça! D’accord, pour le cinéma à domicile. D’autant plus que les salles ne sont plus ce qu’elles étaient. Jadis, on y allait voir des films. Aujourd’hui, on y va pour boire et manger. C’est à croire que les spectateurs meurent de faim chez eux, car ils débarquent avec pop-corn, chocolat, sandwichs et même bouteille d’eau. À croire que voir un film est aussi éprouvant que la traversée du Sahara. Je vous dispense du «portable» qui sonne au moment le plus palpitant, ce qui permet à l’appelé de commenter le film à l’intention de son interlocuteur. Je suis sûr pourtant que ceux-là, lorsqu’ils sont chez eux, devant leur poste de télé à voir un film, ne répondent jamais lorsqu’on les appelle. La radio, n’en parlons pas: j’ai entendu un speaker disserter, un matin, sur Gounotte et Bizette. Comprenez: Gounod et Bizet; mais tout le monde n’est pas censé s’intéresser à la grande musique, n’est-ce pas? Enfin, je ne commenterai pas l’allusion aux salauds et aux parasites. Si certains se reconnaissent dans ce qui fut dit, je n’y suis pour rien... Par contre, j’aimerais exprimer ce que je pense de la qualité des films qui nous sont proposés. Dans une émission de «Ciné-Club», nous fut proposé sous le titre de Stagecoach, le triste remake de Gordon Douglas et non pas l’incontournable chef-d’œuvre de John Ford. C’est ce que j’appelle une ignorance totale du cinéma. P.S. «Le cinéma de Papa», film de et avec Claude Berri.
«C’est très bien la télévision, c’est le cinéma à domicile». Et puis, c’est très moral: les salauds sont toujours punis sauf aux actualités et dans les émissions politiques. Et enfin, c’est beaucoup mieux que la radio: au lieu d’entendre les parasites, on les voit». Détrompez-vous, je ne suis pas l’auteur de ce commentaire, n’étant ni aussi méchant, ni assez intelligent. Je me contente de retranscrire ce que je viens de lire dans une revue française «spécialisée», en y apportant toutefois mon petit grain de sel: c’est toujours ça! D’accord, pour le cinéma à domicile. D’autant plus que les salles ne sont plus ce qu’elles étaient. Jadis, on y allait voir des films. Aujourd’hui, on y va pour boire et manger. C’est à croire que les spectateurs meurent de faim chez eux, car ils débarquent...