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Actualités - Chronologie

Washington tente de bloquer le programme iranien de missiles

Un haut responsable iranien a affirmé vendredi que le programme iranien de missiles était si avancé que Téhéran n’avait plus besoin d’aide extérieure et que Washington ne pouvait plus le bloquer. «Les pressions que (les États-Unis) exercent sur cette question sont inutiles. Dieu merci, elle échappe désormais à leur contrôle. Nous sommes parvenus là où nous devions», a déclaré M. Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, président du Conseil de discernement, la plus haute instance de décisions stratégiques du régime islamique en Iran. Une délégation américaine dirigée par le secrétaire d’État adjoint Strobe Talbott se trouve actuellement à Moscou pour tenter de convaincre la Russie de cesser sa coopération militaire avec l’Iran. «L’Iran est autosuffisant en technologie de missiles. L’Iran sait maintenant comment fabriquer des missiles et n’a plus besoin de l’aide d’un pays étranger, que ce soit la Russie, la Chine ou un autre pays», a ajouté M. Rafsandjani, ancien chef de l’État, à l’occasion de la prière du vendredi à la mosquée de l’Université de Téhéran. Le secrétaire d’État Madeleine Albright a mis en garde mercredi à Bruxelles son homologue russe Igor Ivanov contre la poursuite de la coopération nucléaire et balistique avec l’Iran. Mme Albright a insisté auprès de son homologue pour que Moscou tienne sa promesse de ne plus fournir à l’Iran des capacités balistiques et nucléaires et a menacé dans le cas contraire de remettre en cause des programmes de coopération scientifique avec Moscou, selon un haut responsable américain. M. Rafsandjani a souligné que l’Iran avait démarré son programme de missiles «de zéro» pendant la guerre contre l’Irak (1980-88), après la chute de missiles irakiens sur des villes iraniennes. «Après ces attaques, nous avons réalisé que les missiles étaient vitaux pour notre défense et nous avons entamé de véritables efforts scientifiques dans nos universités, parfois en copiant des modèles occidentaux, et même en utilisant les talents de nos scientifiques ayant étudié aux États-Unis», a-t-il ajouté. «Les Américains exercent des pressions pour que nous n’ayons pas de missiles. Mais la guerre nous a montré que c’était notre droit. Elle a montré que nous avions des ennemis et que nous devions devenir plus forts pour nous défendre», a poursuivi l’ancien président, qui reste aujourd’hui l’un des plus influents conseillers du numéro un du régime, l’ayatollah Ali Khamenei.
Un haut responsable iranien a affirmé vendredi que le programme iranien de missiles était si avancé que Téhéran n’avait plus besoin d’aide extérieure et que Washington ne pouvait plus le bloquer. «Les pressions que (les États-Unis) exercent sur cette question sont inutiles. Dieu merci, elle échappe désormais à leur contrôle. Nous sommes parvenus là où nous devions», a déclaré M. Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, président du Conseil de discernement, la plus haute instance de décisions stratégiques du régime islamique en Iran. Une délégation américaine dirigée par le secrétaire d’État adjoint Strobe Talbott se trouve actuellement à Moscou pour tenter de convaincre la Russie de cesser sa coopération militaire avec l’Iran. «L’Iran est autosuffisant en technologie de missiles. L’Iran sait maintenant...