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Actualités - Chronologie

Football -Comité exécutif L'UEFA lâche du lest, mais garde le contrôle

L’UEFA, en adoptant de nouvelles compétitions européennes de clubs qui entreront en vigueur dès la saison prochaine, a réussi à garder le contrôle du football européen. «C’est un jour très important pour le football», a encore souligné Gerhard Aigner, secrétaire général de l’UEFA, vendredi à Lausanne, à l’issue du comité exécutif entérinant la nouvelle formule de la Ligue des champions (de 24 à 32 équipes) et la fusion de la C2 et la C3 formant la nouvelle Coupe de l’UEFA. «Nous avons réussi à nous entendre avec les fédérations, les ligues et les clubs. Mais ces derniers savent que, sur un certain nombre de points, l’UEFA ne bougera plus», a-t-il ajouté. «Il nous a fallu nous adapter aux conditions du marché, cinq pays dominant en Europe sur le plan financier et sportif, a précisé de son côté le président de l’UEFA, Lennart Johansson. Mais nous avons préservé l’essentiel. Les riches deviendront plus riches, mais les pauvres ne s’appauvriront pas». Les deux hommes ne se font «aucun souci» au sujet du projet de superligue de Media Partners International (MPI). «Je ne sais pas si MPI reviendra à la charge, mais l’UEFA ne s’en soucie pas, a ainsi noté M. Aigner qui, «derrière le projet de MPI», voit «plutôt les intérêts de télévisions. Quant à la plainte de MPI auprès de la Commission de Bruxelles, l’UEFA y a répondu et j’estime que nous n’avons rien à nous reprocher». Même si l’UEFA s’en défend, c’est bien pour enterrer le projet de MPI qu’elle a adopté les nouvelles compétitions européennes qui vont multiplier par presque trois les revenus genérés par les droits TV et de marketing (de 290 à 800 millions de francs suisses, soit de 1,2 milliard à 3,3 milliards de FF). Si les clubs les plus puissants n’ont pas obtenu tout qu’ils voulaient, ils sortent cependant grands gagnants. La nouvelle Ligue des champions conférera de gros avantages, tant sur le plan sportif que financier, aux pays, et donc à leur clubs, les mieux classés à l’indice UEFA (actuellement: Italie, Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Angleterre) et pesant le plus pour les droits TV. Pour sa part, l’UEFA, contrainte de s’ouvrir au dialogue, est parvenue à conserver, au nom de la solidarité entre riches et moins riches, la gestion centralisée des droits TV et de marketing. Les risques d’une épreuve de force entre clubs, ligues, fédérations et l’UEFA se sont donc estompés. Mais le football européen s’est encore engagé un peu plus dans le business et la finance. Non sans inconvénients. Ainsi, les nouvelles compétitions vont entraîner un alourdissement d’un calendrier déjà surchargé. «Je redoute les conséquences pour la santé des joueurs», a reconnu M. Aigner. Par ailleurs, l’accroissement considérable de journées à dégager pour les coupes des clubs pourrait rapidement avoir des répercussions sur l’avenir des équipes nationales.
L’UEFA, en adoptant de nouvelles compétitions européennes de clubs qui entreront en vigueur dès la saison prochaine, a réussi à garder le contrôle du football européen. «C’est un jour très important pour le football», a encore souligné Gerhard Aigner, secrétaire général de l’UEFA, vendredi à Lausanne, à l’issue du comité exécutif entérinant la nouvelle formule de la Ligue des champions (de 24 à 32 équipes) et la fusion de la C2 et la C3 formant la nouvelle Coupe de l’UEFA. «Nous avons réussi à nous entendre avec les fédérations, les ligues et les clubs. Mais ces derniers savent que, sur un certain nombre de points, l’UEFA ne bougera plus», a-t-il ajouté. «Il nous a fallu nous adapter aux conditions du marché, cinq pays dominant en Europe sur le plan financier et sportif, a précisé de son côté...