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Actualités - Communiques Et Declarations

Ross comprend les palestiniens sur la question des prisonniers

L’émissaire spécial américain Dennis Ross a affirmé jeudi comprendre le point de vue des Palestiniens dans leur différend avec Israël sur les prisonniers, après un entretien de quatre heures et demi à Gaza avec le président palestinien Yasser Arafat. «La direction palestinienne nous a clairement fait savoir que cette question est très importante pour elle. Il s’agit d’un problème émotionnel et sensible, et nous le comprenons», a déclaré M. Ross aux journalistes. M. Ross a ajouté que, selon lui, la direction palestinienne «est clairement engagée dans la voie de la paix, et hostile à la violence et au terrorisme». Conformément à l’accord de Wye Plantation du 23 octobre, Israël a effectué un premier retrait militaire de 2 % de Cisjordanie le mois dernier, sur un total de 13 % envisagé, et a libéré un premier contingent de 250 prisonniers palestiniens sur un total de 750 à qui il a promis la liberté. Toutefois, selon les Palestiniens, seuls 100 d’entre eux étaient des prisonniers politiques et les autres des détenus de droit commun. Ce geste d’Israël a suscité depuis plus de deux semaines une vague de colère et de violences en Cisjordanie et dans la bande de Gaza qui a fait deux tués palestiniens et des centaines de blessés, pour la plupart légèrement atteints. Après une rencontre mardi à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Ross avait reconnu que l’accord de Wye Plantation était flou sur les critères permettant de libérer les prisonniers. «M. Netanyahu a fait ce qu’il a dit qu’il ferait à ce propos (...) Il y a une procédure convenue pour l’examen de ce dossier. Lorsqu’il y a des divergences, elles doivent être abordées à la table des négociations, et pas dans la rue. Il n’y a pas de place pour la violence dans le processus de paix», avait affimé M. Ross. Le Premier ministre israélien a réaffirmé jeudi qu’il ne libérera pas des prisonniers «ayant du sang sur les mains» ou appartenant à des organisations intégristes. M. Hisham Abdelrazek, ministre palestinien pour les Affaires de prisonniers, a de son côté accusé M. Netanyahu, jeudi à la radio israélienne, de «violer l’accord de Wye, car il sait pertinemment que nous ne sommes pas intéressés à récupérer des voleurs de voitures. Nous en avons parlé ensemble à Wye Plantation, en présence de responsables du Shin Beth», le service israélien de sécurité intérieure. De son côté, le secrétaire américain au Commerce a affirmé que le développement économique dans les territoires palestiniens est la clé de la paix au Proche-Orient. «Aussi important que puisse être la politique dans la région, sans emplois et sécurité économique, aucune paix ne pourra s’y établir», a déclaré M. Daley devant la Brookings Institution. Il a ainsi réaffirmé avec force la volonté américaine d’aider les territoires autonomes de Cisjordanie et Gaza à se développer économiquement conformément à l’accord israélo-palestinien de Wye Plantation (Maryland) du 23 octobre. M. Daley a ainsi persisté dans la fermeté du soutien américain aux Palestiniens malgré les réticences encore récemment exprimées par les Israéliens. Les États-Unis devraient éviter de donner aux Palestiniens l’impression d’un soutien total car ce sentiment pourrait encourager des actes de violence contre Israël, avait déclaré lundi 7 décembre le ministre israélien des affaires étrangères, Ariel Sharon. M. Daley a également réitéré les critiques américaines à l’égard d’Israël, accusé lors de la conférence internationale de l’aide à la Palestine le 1er décembre à Washington, du délabrement économique des territoires palestiniens. Israël avait rejeté ces accusations avec force. Une cinquantaine de pays et d’organisations internationales s’étaient engagés à Washington sur une aide de plus de trois milliards de dollars aux Palestiniens entre 1999 et 2003. Le secrétaire américain au Commerce a ainsi relevé que depuis le début du processus de paix cinq ans plus tôt «l’économie palestinienne s’est contractée de 40 %». Alors que plus de 116 000 Palestiniens allaient travailler en Israël quotidiennement en 1993, seulement 40 000 le font aujourd’hui, a-t-il dit. M. Daley a souligné que le Produit intérieur brut (PIB) israélien pesait 100 milliards de dollars contre 3,5 milliards pour les Palestiniens. Le revenu par tête se monte ainsi à 17 500 dollars en Israël et à peine 1 000 dollars pour les Palestiniens. Enfin le taux de chômage est de 9 % en Israël comparativement à 35 ou 40 % dans les territoires palestiniens, a-t-il précisé. «Si les Palestiniens avaient davantage de travail et d’espoir et pouvaient librement vendre leurs produits, ils ne seraient pas dans la rue à provoquer des incidents», a lancé M. Daley. «Il est donc temps d’inclure aux négociations politiques les affaires et l’économique avec une énergie égale», a-t-il ajouté. M. Daley qui accompagnera M. Clinton au Proche-Orient ce week-end, s’était déjà rendu dans la région deux semaines plus tôt en vue de la préparation de cette visite. Durant ce périple M. Daley organisera notamment une nouvelle réunion entre les ministres du Commerce d’Israël, de Jordanie et l’Autorité palestinienne.
L’émissaire spécial américain Dennis Ross a affirmé jeudi comprendre le point de vue des Palestiniens dans leur différend avec Israël sur les prisonniers, après un entretien de quatre heures et demi à Gaza avec le président palestinien Yasser Arafat. «La direction palestinienne nous a clairement fait savoir que cette question est très importante pour elle. Il s’agit d’un problème émotionnel et sensible, et nous le comprenons», a déclaré M. Ross aux journalistes. M. Ross a ajouté que, selon lui, la direction palestinienne «est clairement engagée dans la voie de la paix, et hostile à la violence et au terrorisme». Conformément à l’accord de Wye Plantation du 23 octobre, Israël a effectué un premier retrait militaire de 2 % de Cisjordanie le mois dernier, sur un total de 13 % envisagé, et a libéré un...