Dans son discours, le recteur de l’Université Saint-Joseph, le père Sélim Abou, a soulevé le problème des «rapports dialectiques entre les droits positifs qui régissent les nations et les droits de l’homme», entre «l’identité culturelle et l’identité humaine». À une époque où le monde tend à se dissoudre dans une globalisation aux contours encore indéterminés, le père Abou expose le problème du statut et de l’avenir des droits particuliers aux groupes et minorités, qui auraient été ignorés par les auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. «La Déclaration, qui est née au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, a-t-il dit, avait pour objectif d’enrayer tous les facteurs de discrimination qui, sous le nazisme, avaient engendré les formes les plus barbares de l’ethnisme et du racisme. Il fallait donc affirmer les principes qui rapprochent les hommes et non qui les séparent, leur droit à l’égalité et donc à la ressemblance, et non leur droit à la différence». Ce qui explique la «revanche éclatante de la différence ethno-culturelle», dit-il et les revendications identitaires nationales ou infranationales «au nom du droit à l’authenticité» auxquelles le monde a assisté, à partir des années soixante. Ces revendications ont donné lieu aux théories du pluralisme culturel. Venue après celles qui avaient été formulées suite au colonialisme et, plus tard en réaction à «l’anonymat sécrété par la société industrielle», la dernière vague des revendications identitaires s’inscrit dans le cadre d’une réflexe de peur aux effets produits par l’idéologie de la mondialisation. Par conséquent, les recherches ou les thèses qui en découlent sont aujourd’hui axées sur la théorie d’une «nouvelle citoyenneté» compatible avec le pluralisme culturel. L’homme n’est pas seulement un individu abstrait sujet de droit, dit le père Abou, il est aussi un être concret conditionné par le groupe auquel il appartient, d’où la nécessité de lui reconnaître ses droits de citoyen, bien sûr, mais aussi «son authenticité de personne».
Dans son discours, le recteur de l’Université Saint-Joseph, le père Sélim Abou, a soulevé le problème des «rapports dialectiques entre les droits positifs qui régissent les nations et les droits de l’homme», entre «l’identité culturelle et l’identité humaine». À une époque où le monde tend à se dissoudre dans une globalisation aux contours encore indéterminés, le père Abou expose le problème du statut et de l’avenir des droits particuliers aux groupes et minorités, qui auraient été ignorés par les auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. «La Déclaration, qui est née au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, a-t-il dit, avait pour objectif d’enrayer tous les facteurs de discrimination qui, sous le nazisme, avaient engendré les formes les plus barbares de...
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