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Actualités - Reportage

Design - Les créatifs libanais Samer Chalfoun : des objets émotionnels (photo)

Samer Chalfoun aime concevoir des meubles «déclencheurs d’émotions». 29 ans, il est architecte d’intérieur, diplômé des beaux-arts de Rome. «Je ne fais pas le décorateur à l’américaine», dit-il. C’est-à-dire qu’il ne se borne pas à harmoniser des meubles et des tissus, mais tente de mettre en place des pièces personnalisées. À l’origine, Samer Chalfoun s’était préparé au design industriel. Sa thèse portait sur ce thème. De retour au pays, il s’aperçoit qu’il n’y a pas encore de possibilités de travailler dans ce domaine. «L’industrie est peu développée. Ses moyens d’expansion comme d’exportation sont quasi nuls. Et la compétitivité des produits étrangers est trop forte». Il se tourne donc vers le design de meubles et de pièces uniques ou à série limitée. Samer Chalfoun réalise des objets «simples, actuels et intemporels à la fois». Sa facture ? Un design ludique à base de modules qui rendent possible des variations de formes. Et qui donnent des meubles multifonctionnels. Il a ainsi conçu, dans cet esprit, «un caisson équipé de roulettes sur deux côtés adjacents. Selon sa disposition ce meuble peut faire office de buffet ou d’armoire». Il a aussi dessiné une bibliothèque divisée en éléments cubiques et en rectangulaires que l’on peut monter – un peu façon Lego – en fonction de l’espace requis. Fantaisie et émotion sont les maîtres-mots du travail de Samer Chalfoun. «Aujourd’hui, la fonctionnalité n’est plus la référence en design», dit-il. «Ce qui compte c’est le message ‘‘sensible’’ que délivre un objet, ou l’aspect inattendu que l’on peut trouver dans un meuble. Des années 30 jusqu’aux années 80, le modernisme était de mise. Puis il y a eu une décennie faste en styles divers et en excès décoratifs. Les années 90 ont ensuite réintroduit le modernisme mais avec un aspect nouveau. À savoir, la prépondérance de l’émotion sur le côté fonctionnel». C’est donc dans cette lignée que s’inscrivent les œuvres de Samer Chalfoun. Qui dit s’inspirer de tout ce qui le touche. Que ce soit un film, un paysage, un rêve…Ainsi que des matières naturelles pour «leur pureté au toucher». Le design ethnique, «patrimonial» ne l’interpelle absolument pas. «À l’ère de la mondialisation, de la globalisation, les thèmes d’inspiration deviennent universels», soutient-il. «Chacun créé à partir de son vécu, de sa personnalité, de ses idées comme de son mode de vie»… Grand amateur d’esspresso, il a produit, en série limité, un plateau en bois massif (Mogono) avec poignées en chrome mat. Un objet simple et épuré, mais dont la particularité réside dans la description du mode de préparation de l’esspresso, gravée directement dans le bois. Un parfait exemple d’objet à message ? !
Samer Chalfoun aime concevoir des meubles «déclencheurs d’émotions». 29 ans, il est architecte d’intérieur, diplômé des beaux-arts de Rome. «Je ne fais pas le décorateur à l’américaine», dit-il. C’est-à-dire qu’il ne se borne pas à harmoniser des meubles et des tissus, mais tente de mettre en place des pièces personnalisées. À l’origine, Samer Chalfoun s’était préparé au design industriel. Sa thèse portait sur ce thème. De retour au pays, il s’aperçoit qu’il n’y a pas encore de possibilités de travailler dans ce domaine. «L’industrie est peu développée. Ses moyens d’expansion comme d’exportation sont quasi nuls. Et la compétitivité des produits étrangers est trop forte». Il se tourne donc vers le design de meubles et de pièces uniques ou à série limitée. Samer Chalfoun...