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Actualités - Chronologie

Virenque persiste, la justice aussi

L’audition de Richard Virenque par le juge Patrick Keil mardi ne semble pas avoir fait progresser l’enquête sur l’affaire Festina, justice et coureurs ne parlant de toute évidence pas le même langage. Les experts du laboratoire Toxlab mandatés par le juge Keil sont formels: les prélèvements faits en juillet à Lyon sur les neuf coureurs de Festina participant au Tour de France prouvent que huit d’entre eux avaient pris de l’EPO et quatre des amphétamines. Ces résultats ont été confirmés de diverses sources. Cela n’a nullement empêché Virenque d’affirmer après son audition par le juge que les chiffres l’innocentent et que leur interprétation par les experts de Toxlab est erronée. Et de citer à l’appui d’autres experts, dont certains découverts apparemment sur Internet. Le procureur-adjoint Gérald Vinsonneau lui a répondu qu’il se basait sur une partie seulement des analyses. «Si cela ne lui convient pas, il n’a qu’à demander une contre-expertise», a-t-il ajouté. On se dirige donc vers une querelle d’experts. Me Gilbert Collard, l’avocat des coureurs, ne l’a d’ailleurs pas caché. Il a estimé que les experts ne peuvent guère aboutir qu’à des probabilités et non à des conclusions. «Je suis innocenté», a déclaré le grimpeur français. Mais en fait il n’est nullement accusé d’un délit quelconque, le droit français punissant ceux qui organisent et alimentent le dopage mais pas ceux qui y ont recours. Et, par rapport aux autorités du cyclisme professionnel, le taux d’hématocrite déterminé par les experts pour Virenque (49,3 %) est inférieur au plafond de 50 % fixé par l’Union cycliste internationale (UCI).
L’audition de Richard Virenque par le juge Patrick Keil mardi ne semble pas avoir fait progresser l’enquête sur l’affaire Festina, justice et coureurs ne parlant de toute évidence pas le même langage. Les experts du laboratoire Toxlab mandatés par le juge Keil sont formels: les prélèvements faits en juillet à Lyon sur les neuf coureurs de Festina participant au Tour de France prouvent que huit d’entre eux avaient pris de l’EPO et quatre des amphétamines. Ces résultats ont été confirmés de diverses sources. Cela n’a nullement empêché Virenque d’affirmer après son audition par le juge que les chiffres l’innocentent et que leur interprétation par les experts de Toxlab est erronée. Et de citer à l’appui d’autres experts, dont certains découverts apparemment sur Internet. Le procureur-adjoint Gérald...