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Actualités - Chronologie

Pétrole - Faiblesse persistante des cours Pas de perspectives de stabilisation prochaine

La faiblesse des cours du pétrole persistait mercredi sur le marché de Londres sans qu’aucun signe de stabilisation apparaisse dans un marché désormais sans espoir et les analystes s’attendent à un baril sous les dix dollars avant la fin de l’année. Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres en début d’après-midi, le cours du baril de pétrole Brent (qualité de référence de la mer du Nord) s’affichait à 10,30 dollars pour livraison en janvier après avoir ouvert à 10,24 dollars. La veille, le prix du baril de brut avait terminé à son niveau le plus bas jamais enregistré en clôture sur l’IPE, à 10,21 dollars. «Il n’y a rien qui puisse permettre aux cours de stabiliser leur repli pour l’instant», a estimé Peter Gignoux, directeur du département pétrolier de la maison de courtage Salomon Smith Barney, à Londres. «Les forces du marché entraîneront les prix là où ils doivent tomber, sous la barre des dix dollars, d’ici la fin de l’année», a-t-il indiqué. Lorgnant sur les statistiques de croissance mondiale, les investisseurs cherchent désespérément des signes de reprise de la demande de brut, diminuée par la crise en Asie et ses répercussions sur les économies émergentes ainsi que les marchés financiers internationaux. L’échec de la réunion semestrielle de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) la semaine dernière, incapable de s’entendre sur le prolongement de ses engagements de réduction de production jusqu’à la fin de 1999, a fait ployer davantage un marché croulant déjà sous des réserves record et une offre pléthorique. Toute décision a été repoussée à la prochaine réunion le 23 mars 1999 et l’organisation se contentera d’appliquer pour le moment les engagements de réduction de production décidés en mars et juin derniers, soit un total de 2,6 millions de barils par jour (mbj), jusqu’à leur terme officiel fin juin 1999. Le cartel ne parvient pas par ailleurs à discipliner les membres qui, tel le Venezuela, dépassent leurs quotas de production de façon systématique, offrant aux investisseurs l’image d’une organisation divisée, incompétente et en proie à des problèmes structurels insolubles dans l’état actuel du marché. Selon l’hebdomadaire spécialisé Middle East Economic Survey (MEES), l’Opep a ramené sa production à 26,85 mbj en octobre contre 27,27 mbj en septembre, soit un respect de 93 % des engagements de réduction. Pire, la reconduction de l’accord «pétrole contre nourriture», qui autorise l’Irak, sous embargo, à exporter jusqu’à 5,2 milliards de dollars de brut par semestre pour acheter des produits de première nécessité, a pris effet mercredi, pesant davantage sur le marché. La phase V du programme «pétrole contre nourriture» avait été renouvelée jeudi dernier. Et le seul espoir des intervenants, à savoir un hiver extrêmement rigoureux dans l’hémisphère nord, s’amenuise de plus en plus, alors que les prévisions météorologiques tablent sur une saison hivernale clémente, en particulier aux États-Unis, a indiqué Nick Williams, analyste sur l’IPE pour la maison de courtage ED and F Man International.
La faiblesse des cours du pétrole persistait mercredi sur le marché de Londres sans qu’aucun signe de stabilisation apparaisse dans un marché désormais sans espoir et les analystes s’attendent à un baril sous les dix dollars avant la fin de l’année. Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres en début d’après-midi, le cours du baril de pétrole Brent (qualité de référence de la mer du Nord) s’affichait à 10,30 dollars pour livraison en janvier après avoir ouvert à 10,24 dollars. La veille, le prix du baril de brut avait terminé à son niveau le plus bas jamais enregistré en clôture sur l’IPE, à 10,21 dollars. «Il n’y a rien qui puisse permettre aux cours de stabiliser leur repli pour l’instant», a estimé Peter Gignoux, directeur du département pétrolier de la maison de courtage...