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Actualités - Chronologie

Projecteur Masatomo, le tailleur de l'an 2000

Il est installé à Paris, Place des Vosges, et quoique Japonais, il arbore une chevelure blonde (décolorée). C’est l’un des principaux artisans, non seulement du Men’s Bleach (décoloration pour hommes), mais aussi de la mode masculine du troisième millénaire: Masatomo, le couturier-tailleur qui invente le costume du futur. En 1975, un «jeune Asiatique» inconnu enlève le second prix d’un concours international qui rassemble 30000 concurrents. Le prix portait sur la création en mode masculine. Depuis cette date, Masatomo s’est tracé un objectif à atteindre auquel il consacre temps, labeur et effort: adapter la culture japonaise à l’Occident avec souplesse, sans révolution radicale ou écarts vertigineux. Contrairement aux grands réformateurs européens qui cultivent le choc et le coup de poing, Masatomo opère en douceur. Les Japonais ont envie de se «différencier» du portrait traditionnel et de se rapprocher des Européens? Il est le premier à leur concocter un décolorant spécial pour chevelure masculine, le «Men’s Bleach» devenu célèbre dans le monde branché, autant de l’Ouest que de l’Est. En matière de vêtements, sa clientèle se recrute au Japon, chez les artistes, les professionnels de la communication et tous ceux qui, au nom de l’originalité, s’imposent la conformité à toute nouveauté. Hors de chez lui, aux États-Unis, Paris, Londres et ailleurs, l’esprit Masatomo se creuse un chemin. Il habille déjà John Loue, celui du Dernier Empereur de Bertolucci, Éric Clapton le guitariste et... Michael Jackson. Quand il parle de son travail, il reste modeste mais ferme: «Personne n’échappe de nos jours à la mondialisation. Vedettes et célébrités indiquent aux autres ce qu’ils porteront demain». Les traits essentiels de son style? Lignes simples, vêtements souples, matériaux inhabituels. Des fibres nouvelles, produits d’une recherche intensive qui a lieu actuellement au Japon. Paris est son unique bastion en Occident, sa seule boutique hors Japon. «Paris, pour moi, explique-t-il, est un relais obligatoire, un passage indispensable mais voulu, souhaité». Sa dernière trouvaille? Une chemise en soie synthétique avec cravate incorporée. De couleur orange.
Il est installé à Paris, Place des Vosges, et quoique Japonais, il arbore une chevelure blonde (décolorée). C’est l’un des principaux artisans, non seulement du Men’s Bleach (décoloration pour hommes), mais aussi de la mode masculine du troisième millénaire: Masatomo, le couturier-tailleur qui invente le costume du futur. En 1975, un «jeune Asiatique» inconnu enlève le second prix d’un concours international qui rassemble 30000 concurrents. Le prix portait sur la création en mode masculine. Depuis cette date, Masatomo s’est tracé un objectif à atteindre auquel il consacre temps, labeur et effort: adapter la culture japonaise à l’Occident avec souplesse, sans révolution radicale ou écarts vertigineux. Contrairement aux grands réformateurs européens qui cultivent le choc et le coup de poing, Masatomo opère en...