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Actualités - Chronologie

Cinéma - Remarke du classique de Hitchcock Psycho - bis

Près de quarante ans après le film original et la plus célèbre douche de l’histoire du cinéma, un nouveau «Psycho» est sorti en cette fin de semaine sur les écrans américains, avec la particularité de se vouloir une copie fidèle, plan par plan et mot pour mot, du classique d’Alfred Hitchcock. «Il s’agit plus d’une réplique que d’un remake», a expliqué à la revue Entertainement Weekly le metteur en scène Gus Van Sant, 46 ans, réalisateur de «Good Will Hunting». «C’est presque comme si nous réalisions un faux. Comme si nous faisions une copie de la Joconde ou de la statue de David». Avant chaque scène, le metteur en scène et son équipe visionnaient le plan tourné en 1960. «L’idée était d’utiliser les mêmes angles de prises de vue et les mêmes «storyboards». C’est probablement à 95% fidèle à l’original», a-t-il dit à l’hebdomadaire Time. Comme Alfred Hitchcock, Gus Van Sant a réalisé ce nouveau «Psycho» en six semaines, tournant les scènes à peu près dans le même ordre, sur le même plateau que celui utilisé par le maître du suspense. Les dialogues sont identiques et la bande sonore est fidèle à la musique originale de Bernard Herrmann. Comme Alfred Hitchcock, Gus Van Sant fait une brève apparition dans son film et les deux metteurs en scène de ces deux «Psycho» apparaissent dans la même scène. Et comme l’avait fait Alfred Hitchcock, Gus Van Sant a interdit toute projection de presse avant la sortie de son film, qui n’aura pas non plus de «première». Comme un hommage Le «Psycho» de 1960 et celui de 1998 ont cependant quelques différences: le nouveau est en couleurs et le scénariste de l’original, Joseph Stefano, a apporté de légères modifications pour éviter les anachronismes. Les acteurs sont évidemment différents: Vince Vaughn, et non plus Anthony Perkins, incarne Norman Bates. Anne Heche succède à Janet Leigh dans le rôle de Marion Crane, Juliane Moore remplace Vera Miles dans le personnage de sa sœur et William Macy interprète le détective privé que jouait Martin Balsam. Mais, pour l’essentiel, le nouveau «Psycho» se veut identique à l’ancien. «Ou du moins, écrit Entertainment Weekly, suffisamment proche pour que la moitié de Hollywood se demande si un certain metteur en scène pouvait avoir besoin d’une aide psychiatrique». Gus Van Sant, qui voulait réaliser ce projet depuis dix ans, l’a justifié de diverses manières, comme un hommage à Alfred Hitchcock, comme une nouvelle expérience et comme un moyen de présenter le film à une nouvelle génération. «Toute la théorie de Gus n’était pas d’améliorer» le film original, a déclaré Anne Heche à l’hebdomadaire Newsweek. «Son idée était: ‘regardez à quel point Hitchcock est brillant. Je vais faire (ce film) et le donner en cadeau à une nouvelle génération’». Quant à Gus Van Sant, il a reconnu qu’il lui était «impossible de se défendre face à des questions comme: ‘Comment osez-vous refaire Psycho?’» Mais, a-t-il dit au New York Times, «c’est idiot de refaire de mauvais films. On devrait refaire les bons». «Pourquoi prendre des films qui sont vraiment bien faits, changer les dialogues et les prises de vues et dire que c’est le même film», a-t-il ajouté dans une interview à Newsweek, en définissant son «Psycho» comme un «film anti-remake». Ses interprètes ont cité en exemple les classiques du théâtre qui sont constamment remontés. «Ce n’est pas tellement différent que d’aller revoir ‘Hamlet’», explique William Macy. «Les scénarios étaient les mêmes, les décors étaient semblables. Je pense que cela va être remarquablement différent tout en étant identique».
Près de quarante ans après le film original et la plus célèbre douche de l’histoire du cinéma, un nouveau «Psycho» est sorti en cette fin de semaine sur les écrans américains, avec la particularité de se vouloir une copie fidèle, plan par plan et mot pour mot, du classique d’Alfred Hitchcock. «Il s’agit plus d’une réplique que d’un remake», a expliqué à la revue Entertainement Weekly le metteur en scène Gus Van Sant, 46 ans, réalisateur de «Good Will Hunting». «C’est presque comme si nous réalisions un faux. Comme si nous faisions une copie de la Joconde ou de la statue de David». Avant chaque scène, le metteur en scène et son équipe visionnaient le plan tourné en 1960. «L’idée était d’utiliser les mêmes angles de prises de vue et les mêmes «storyboards». C’est probablement à 95%...