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Actualités - Chronologie

Tarek Aziz cherche à Moscou des assurances sur la révision des sanctions

Le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz s’est rendu à Moscou pour obtenir l’assurance qu’une révision des sanctions à l’Onu donnerait satisfaction à Bagdad, ont estimé des responsables et des diplomates. La visite du responsable irakien intervient au lendemain d’entretiens consacrés à l’Irak du chef de la Commission spéciale de l’Onu sur le désarmement (Unscom) Richard Butler dans la capitale russe. Un responsable irakien qui a requis l’anonymat a affirmé que la visite de M. Aziz «revêt une importance particulière car elle intervient au moment où Bagdad estime que la situation ne supporte plus d’atermoiements et de tergiversations». «L’Irak réclame une révision sérieuse et globale des sanctions, et non une révision de pure forme comme le veulent les Américains», a souligné ce responsable, ajoutant que l’Irak «réclame que cette révision constitue un pas vers la levée des sanctions». Des diplomates en poste à Bagdad ont également estimé que la révision des sanctions figurerait en tête des sujets qui seront évoqués par M. Aziz avec le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov et le Premier ministre Evgueni Primakov. Bagdad, qui a repris sa coopération le 14 novembre avec l’Unscom après une rupture de deux semaines, «n’acceptera pas cette fois de sortir les mains vides» d’une révision globale, a affirmé un diplomate. La «pleine coopération» de l’Irak est une condition au lancement d’une révision globale des sanctions au Conseil de sécurité qui pourrait, espère Bagdad, mener à une levée de l’embargo qui lui est imposé 1990. Selon le responsable irakien, la visite de M. Aziz s’inscrit dans le cadre d’une offensive diplomatique de l’Irak en direction des pays qui sont plus favorables à ses thèses au Conseil de sécurité. Il devrait avoir des contacts avec Paris et Pékin notamment. La Russie, un des meilleurs alliés de Bagdad au Conseil, est en faveur d’un déroulement rapide d’une révision des sanctions une fois que Bagdad aura donné la preuve de sa coopération avec les experts en désarmement, dont les inspections ont à plusieurs reprises dégénéré en incidents avec les autorités irakiennes par le passé. M. Ivanov a ainsi tenu à attirer l’attention de M. Butler vendredi sur «la nécessité pour l’Unscom de respecter étroitement les termes de son mandat en respectant les exigences légitimes de l’Irak concernant sa sécurité nationale». La Russie et l’Unscom «ont le sentiment commun qu’une part significative des travaux de la commission en Irak a déjà été effectuée», a-t-il ajouté. Les dossiers les plus avancés sont ceux des armes nucléaires, chimiques, et des missiles irakiens, a t-il précisé. Le dossier des armes biologiques de l’Irak «suscite davantage de questions», a ajouté le chef de la diplomatie russe. La France, la Chine et la Russie sont en faveur d’une fermeture progressive des dossiers alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne sont partisans d’une ligne plus dure. L’embargo pétrolier ne peut être levé que lorsque le Conseil aura certifié que l’Irak ne dispose plus d’armes de destruction massive. Déjà jeudi, Moscou avait estimé important «de rétablir la pleine coopération entre l’Unscom et Bagdad sans aucune provocation mutuelle», selon le vice-ministre des Affaires étrangères, Viktor Possouvaliouk.
Le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz s’est rendu à Moscou pour obtenir l’assurance qu’une révision des sanctions à l’Onu donnerait satisfaction à Bagdad, ont estimé des responsables et des diplomates. La visite du responsable irakien intervient au lendemain d’entretiens consacrés à l’Irak du chef de la Commission spéciale de l’Onu sur le désarmement (Unscom) Richard Butler dans la capitale russe. Un responsable irakien qui a requis l’anonymat a affirmé que la visite de M. Aziz «revêt une importance particulière car elle intervient au moment où Bagdad estime que la situation ne supporte plus d’atermoiements et de tergiversations». «L’Irak réclame une révision sérieuse et globale des sanctions, et non une révision de pure forme comme le veulent les Américains», a souligné ce responsable,...