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Actualités - Chronologie

Etats-Unis Ford et GM accusés d'avoir collaboré avec les nazis

Des historiens et des juristes ont découvert des preuves d’une collaboration des grands constructeurs automobiles américains avec le régime nazi, Michael Hausfeld, un avocat de Washington qui a engagé des poursuites contre Ford Motor Co. pour le compte de Elsa Iwanovat, une ancienne prisonnière de guerre et travailleuse de force russe, a déclaré qu’une action en justice similaire pourrait être prise à l’encontre de General Motors Corp. Les constructeurs américains ont démenti avec véhémence avoir aidé la machine de guerre nazie ou avoir profité du travail forcé pendant la Seconde Guerre mondiale. La querelle n’est pas nouvelle. Un rapport de l’armée américaine en date du 5 septembre 1945 accusait la filiale allemande de Ford d’avoir servi «d’arsenal au nazisme, au moins pour les véhicules militaires», et cela avec le «consentement» de la maison-mère. L’auteur du rapport, Henry Schneider, ajoutait que la maison-mère de Ford, aux États-Unis, avait accepté un accord de troc complexe par lequel elle ouvrait à l’Allemagne nazie un accès plus grand à certaines matières premières, dont le caoutchouc. Des accusations similaires ont été portées contre General Motors et un livre à paraître l’année prochaine accusera la compagnie d’avoir joué un rôle déterminant dans l’invasion de la Pologne et de l’URSS par les troupes d’Hitler. «General Motors était bien plus important pour la machine de guerre nazie que la Suisse», a déclaré l’auteur de l’ouvrage, Bradford Snell. Il ajoute qu’Albert Speer, qui était responsable des armements nazis, lui a déclaré en 1977 qu’Hitler «n’aurait jamais envisagé d’envahir la Pologne» sans la technologie du carburant synthétique fournie par General Motors.
Des historiens et des juristes ont découvert des preuves d’une collaboration des grands constructeurs automobiles américains avec le régime nazi, Michael Hausfeld, un avocat de Washington qui a engagé des poursuites contre Ford Motor Co. pour le compte de Elsa Iwanovat, une ancienne prisonnière de guerre et travailleuse de force russe, a déclaré qu’une action en justice similaire pourrait être prise à l’encontre de General Motors Corp. Les constructeurs américains ont démenti avec véhémence avoir aidé la machine de guerre nazie ou avoir profité du travail forcé pendant la Seconde Guerre mondiale. La querelle n’est pas nouvelle. Un rapport de l’armée américaine en date du 5 septembre 1945 accusait la filiale allemande de Ford d’avoir servi «d’arsenal au nazisme, au moins pour les véhicules militaires»,...