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Actualités - Chronologie

Ocalan Rome veut juger équitablement le terroriste

Massimo D’Alema, président du Conseil italien, a qualifié mardi de «terroriste» le chef du PKK, Abdullah Öcalan et a dit s’employer à le faire juger de façon équitable. D’Alema, qui s’est rendu dans plusieurs pays de l’Union européenne pour rallier des soutiens dans cette affaire, a aussi souligné la nécessité d’un règlement pacifique du problème kurde. «Nous avons arrêté ce terroriste et nous nous activons pour le faire comparaître devant un tribunal, pour le traduire en justice, ce que personne ne sait ou ne veut faire», a déclaré le président du Conseil italien à la chaîne nationale RAI. «Qu’étions-nous censés faire?», a dit D’Alema. «Nous voici maintenant devant un problème grave. Nous devons examiner tous les moyens existants pour qu’Öcalan puisse bénéficier d’un procès équitable, et je souligne: un procès équitable», a-t-il ajouté. L’Italie a dit avoir interpellé Öcalan parce qu’il était visé par un mandat d’arrêt émis en Allemagne en 1990. Mais le chancelier allemand Gerhard Schröder a fait savoir que Bonn ne demanderait pas l’extradition du leader séparatiste kurde, par souci d’éviter des tensions entre Kurdes et Turcs d’Allemagne. Devant le refus de Rome d’extrader Öcalan, Ankara avait d’abord averti les Italiens qu’ils s’exposaient à devenir complices du terrorisme. Mais le gouvernement turc a depuis changé de ton, à la suite semble-t-il d’un échange de vues avec le département d’État américain. En l’absence de juridiction internationale appropriée, l’Italie pourrait n’avoir d’autre solution que de juger elle-même le chef du PKK. Un responsable du Conseil de l’Europe a déclaré lundi que Rome pourrait satisfaire aux principes juridiques européens en agissant de la sorte. Après avoir désigné Öcalan comme un «terroriste», l’Italie serait en peine de justifier politiquement une expulsion de son encombrant prisonnier – ce que réclame pourtant l’opposition italienne de centre-droit. Une commission du ministère de l’Intérieur doit examiner la demande d’asile d’Öcalan le 22 décembre – extrême limite d’une période de quarante jours durant laquelle sont recevables les demandes d’extradition. D’Alema a dit qu’il respecterait les «conseils et recommandations» de la commission. Mais si celle-ci appuie la demande d’asile, le gouvernement devra décider. Abordant le problème du séparatisme kurde, D’Alema a déclaré : «Ce n’est pas qu’une affaire de terrorisme, il y a de l’autre côté une répression des droits d’un peuple, répression qui doit cesser à la faveur d’une solution pacifique».
Massimo D’Alema, président du Conseil italien, a qualifié mardi de «terroriste» le chef du PKK, Abdullah Öcalan et a dit s’employer à le faire juger de façon équitable. D’Alema, qui s’est rendu dans plusieurs pays de l’Union européenne pour rallier des soutiens dans cette affaire, a aussi souligné la nécessité d’un règlement pacifique du problème kurde. «Nous avons arrêté ce terroriste et nous nous activons pour le faire comparaître devant un tribunal, pour le traduire en justice, ce que personne ne sait ou ne veut faire», a déclaré le président du Conseil italien à la chaîne nationale RAI. «Qu’étions-nous censés faire?», a dit D’Alema. «Nous voici maintenant devant un problème grave. Nous devons examiner tous les moyens existants pour qu’Öcalan puisse bénéficier d’un procès...