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Actualités - Chronologie

Syrie - Clôture du scrutin aujourd'hui Participation élevée aux législatives

Les électeurs syriens se sont rendus nombreux aux urnes lundi pour élire un nouveau Parlement qui devrait, comme le précédent, être dominé par le Front national progressiste (FNP) du président Hafez el-Assad. La participation a été «élevée à Damas et a atteint un très haut niveau en province», a déclaré le vice-ministre de l’Intérieur Ahmad Hilal, sans toutefois préciser le taux de votants. Le vice-président Abdel Halim Khaddam a assuré aux journalistes au cours d’une tournée des bureaux de vote que le scrutin se déroulait «sans interventions ni pressions» contre des votants ou des candidats. M. Khaddam a salué le «processus démocratique» en cours et souligné la jeunesse de nombreux candidats, «une nécessité pour donner du sang neuf à la vie politique» syrienne. Les bureaux de vote, auxquels quelque 6,6 millions de votants avaient été conviés à se rendre, ont ouvert à 08h00 (06h00 GMT) et devaient fermer à 20h00 (18h00 GMT). Le vote a été prolongé pour une matinée jusqu’à 14h00 (12h00 GMT) mardi. À l’entrée d’écoles, administrations et usines transformées en bureaux de vote, les délégués des candidats indépendants, pour la plupart des étudiants, prenaient d’assaut les électeurs affluant par dizaines, afin de leur donner des listes portant le nom de leur candidat. Quelque 7 400 candidats se disputaient les 250 sièges du Parlement, mais les 167 candidats du parti au pouvoir étaient assurés d’être élus, ce qui ne laissait que 83 sièges aux candidats «indépendants». Les électeurs avaient le choix entre plusieurs listes, qui comportaient toutes les noms des candidats du FNP, coalition de sept partis au pouvoir dirigée par le Baas, et ne se différenciaient que par les noms d’un ou deux candidats indépendants complétant la liste. «La seule surprise de cette élection sera de voir quels seront les candidats indépendants élus, parce que le FNP gagnera assurément ses sièges», a estimé un diplomate en poste à Damas. Au dernier scrutin législatif en août 1994, les 167 candidats du FNP avaient été élus. Les 83 sièges restants étaient revenus à des candidats «indépendants», la plupart de riches hommes d’affaires présentant de vagues programmes. Malgré le manque d’enjeux, le scrutin s’est déroulé dans une atmosphère de fête. Devant plusieurs bureaux de vote, des orchestres jouant des airs patriotiques accueillaient les électeurs ainsi que les responsables syriens venus s’enquérir du déroulement du vote. Un avocat, qui venait de voter, a affirmé avoir choisi l’homme d’affaires indépendant Riad Seif «uniquement pour ses slogans». Rares sont les candidats qui ont présenté des programmes détaillés. M. Seif, député sortant, s’était fait remarquer pas ses interventions musclées lors de séances parlementaires défendant l’économie de marché et réclamant des réformes économiques. Un autre électeur a affirmé vouloir voter «uniquement» pour l’acteur comique, Mahmoud Jabr, qui a réclamé à plusieurs reprises une augmentation des salaires des fonctionnaires. À Damas, les automobilistes étaient déconcertés par les nombreuses banderoles de candidats déployées à chaque carrefour, au milieu des habituels portraits du président Hafez el-Assad et des publicités. «Regardez, ils ont même envahi cet hôtel. On confond les banderoles électorales avec les publicités pour le Beaujolais nouveau», commentait, amusé, un étudiant syrien.
Les électeurs syriens se sont rendus nombreux aux urnes lundi pour élire un nouveau Parlement qui devrait, comme le précédent, être dominé par le Front national progressiste (FNP) du président Hafez el-Assad. La participation a été «élevée à Damas et a atteint un très haut niveau en province», a déclaré le vice-ministre de l’Intérieur Ahmad Hilal, sans toutefois préciser le taux de votants. Le vice-président Abdel Halim Khaddam a assuré aux journalistes au cours d’une tournée des bureaux de vote que le scrutin se déroulait «sans interventions ni pressions» contre des votants ou des candidats. M. Khaddam a salué le «processus démocratique» en cours et souligné la jeunesse de nombreux candidats, «une nécessité pour donner du sang neuf à la vie politique» syrienne. Les bureaux de vote, auxquels...