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Actualités - Chronologie

Plus de vingt ans de la vie du Chili

Le général Augusto Pinochet, 83 ans, a été le président du plus long régime autoritaire de l’histoire du Chili. Après le rétablissement de la démocratie en 1990, il est resté commandant en chef de l’armée de terre jusqu’en mars dernier. «Au Chili, pas une feuille ne bouge si moi je ne la bouge pas» est l’une des phrases les plus célèbres prononcées par Augusto Pinochet, chef de l’État chilien de 1973 à 1990, du temps où il exerçait le pouvoir d’une poigne d’acier. Le général prend le pouvoir le 11 septembre 1973 par un coup d’État sanglant mené contre le président socialiste Salvador Allende, qui se suicide dans le palais de la Moneda bombardé. Avec le soutien sans faille des forces armées et de la police militarisée des carabiniers, Pinochet impose aux 14 millions de Chiliens un régime dictatorial pendant presque 17 ans. Il implante une «démocratie protégée» du «péril communiste» par la force: l’exécution de centaines d’opposants et de représentants syndicaux au début du régime, puis l’emprisonnement des dirigeants de gauche, l’exil d’un million de Chiliens et la répression très dure des manifestations de masse où des centaines de personnes trouvent la mort à partir de mai 1983. «Je laisse la mauvaise herbe pousser, mais dès qu’elle a suffisamment grandi, je la coupe à la racine», avertit Pinochet quand les mouvements politiques osent sortir de la clandestinité, s’appuyant sur la Constitution autoritaire qu’il a promulguée en mars 1981. Isolé au sein de la communauté internationale, Pinochet sort indemne le 7 septembre 1986 d’une embuscade sanglante tendue par des membres de la guérilla de gauche du Front patriotique Manuel Rodriguez (FPMR). «L’affaire Letelier» empoisonne ses relations avec les États-Unis lorsqu’il est démontré que les plus hauts responsables de la DINA, la police politique du régime militaire, sont impliqués dans l’assassinat à Washington de l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Orlando Letelier, le 21 septembre 1976. «Catholique, apostolique et romain», Pinochet entretient des relations tendues avec l’Église catholique, mais le pape Jean-Paul II l’honore de sa visite en avril 1987, apportant la médiation du Vatican dans le conflit centenaire du canal de Beagle pour éviter une guerre avec l’Argentine. Expert en géopolitique et fin stratège, le général Pinochet perd pourtant une bataille décisive lors du plébiscite qu’il organise le 6 octobre 1988 avec la conviction qu’il sera reconduit à la présidence jusqu’en 1997, puisque plus de 55 % des votants lui disent «non». Le chef de file de l’opposition, le démocrate chrétien Patricio Aylwin, remporte l’élection présidentielle de décembre 1989, et prend la tête de l’État en mars 1990. Né à Valparaiso le 25 novembre 1915, Augusto Pinochet, dont la famille est originaire de Bretagne (ouest de la France), a cinq enfants avec son épouse Lucia Hiriart. En 1992, il est opéré à la suite de problèmes cardio-vasculaires, et un stimulateur cardiaque lui est implanté. En octobre 1998, il est opéré d’une hernie lombaire dans une clinique londonienne.
Le général Augusto Pinochet, 83 ans, a été le président du plus long régime autoritaire de l’histoire du Chili. Après le rétablissement de la démocratie en 1990, il est resté commandant en chef de l’armée de terre jusqu’en mars dernier. «Au Chili, pas une feuille ne bouge si moi je ne la bouge pas» est l’une des phrases les plus célèbres prononcées par Augusto Pinochet, chef de l’État chilien de 1973 à 1990, du temps où il exerçait le pouvoir d’une poigne d’acier. Le général prend le pouvoir le 11 septembre 1973 par un coup d’État sanglant mené contre le président socialiste Salvador Allende, qui se suicide dans le palais de la Moneda bombardé. Avec le soutien sans faille des forces armées et de la police militarisée des carabiniers, Pinochet impose aux 14 millions de Chiliens un régime...