Les Palestiniens de Gaza n’ont pas eu beaucoup d’occasions de faire la fête au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis la signature du premier accord d’Oslo avec Israël. Mais mardi, ils ont vraiment fêté l’inauguration de l’aéroport international de Gaza. Il était difficile de ne pas trouver un Palestinien qui ne se félicite pas de l’aéroport, considéré comme un moyen de fuir le sentiment d’étouffement qui règne sur cette étroite bande de terre côtière, occupée par Israël en 1967 et partiellement restituée à l’Autorité palestinienne en 1994. «Si un vieillard tombe malade, il faut 10 heures pour le transporter au Caire en voiture», explique Jamal Abdallah, un tailleur qui a fait le voyage de Gaza à Rafah, dans le sud de la bande autonome, pour voir l’aéroport. «Mais maintenant, pour cent dollars, on peut y arriver en une heure», a-t-il ajouté. Avec la signature des accords d’Oslo, les habitants de Gaza ont obtenu une certaine autonomie politique. Mais en même temps, ils sont devenus virtuellement prisonniers, ne pouvant plus facilement sortir du territoire. Durant les six longues années d’Intifada qui ont forcé Israël à négocier, les Gazaouis pouvaient se rendre sans trop de difficultés en Israël pour y chercher du travail. Mais depuis 1994, quelques dizaines de milliers seulement sont autorisés à se rendre en Israël chaque jour. Même lorsqu’ils ont un permis pour se rendre en Israël, les habitants de Gaza devaient demander une autorisation spéciale pour se rendre à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Et contrairement aux habitants de la Cisjordanie, ils n’ont pas l’option d’entrer en Israël illégalement, leur territoire étant ceinturé d’une clôture électrifiée.
Les Palestiniens de Gaza n’ont pas eu beaucoup d’occasions de faire la fête au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis la signature du premier accord d’Oslo avec Israël. Mais mardi, ils ont vraiment fêté l’inauguration de l’aéroport international de Gaza. Il était difficile de ne pas trouver un Palestinien qui ne se félicite pas de l’aéroport, considéré comme un moyen de fuir le sentiment d’étouffement qui règne sur cette étroite bande de terre côtière, occupée par Israël en 1967 et partiellement restituée à l’Autorité palestinienne en 1994. «Si un vieillard tombe malade, il faut 10 heures pour le transporter au Caire en voiture», explique Jamal Abdallah, un tailleur qui a fait le voyage de Gaza à Rafah, dans le sud de la bande autonome, pour voir l’aéroport. «Mais maintenant, pour...
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