L’OTAN, en voie d’admettre trois nouveaux membres en son sein, est parvenue en 1997 à se concilier la bonne volonté russe, sans aliéner inutilement les candidats malheureux, ce qui constitue un succès diplomatique aux yeux de l’IISS. Pour autant, une relation harmonieuse entre l’OTAN et la Russie est «loin d’être assurée», bien que la première ait intensivement travaillé à apaiser les craintes de la seconde, note l’Institut international d’études stratégiques. Viscéralement opposée au principe de l’élargissement de l’OTAN, la Russie a dans un premier temps cherché à obtenir des garanties que l’organisation n’hériterait pas d’infrastructures militaires initialement destinées à protéger l’ancien Pacte de Varsovie. Elle a aussi cherché à obtenir une implication directe dans le processus de décision de l’OTAN, à quoi les Occidentaux ont répondu par la création d’un Conseil conjoint permanent, qui limite l’implication de Moscou aux seules «affaires de sécurité communes». Tout indique que Moscou cherchera à faire la lecture la plus extensive possible de cette formule. L’OTAN a également assuré en mai 1997 à la Russie qu’elle n’avait «ni l’intention, ni le projet et aucune raison» de déployer des armes nucléaires sur les territoires des nouveaux membres. L’agrément de la Russie à l’élargissement a finalement été emporté par la proposition de l’OTAN de réformer le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (CFE), et par la mise en avant par le président américain, Bill Clinton, du cadre général d’un traité START III de désarmement nucléaire stratégique. Enfin, les Etats-Unis ont achevé de gagner la bonne volonté des Russes en soutenant leur admission au G8, au Club de Paris et à l’Organisation mondiale du commerce. Mais la Russie a nettement fait savoir que l’admission dans l’OTAN de tout Etat issu de l’URSS, tels que les Pays Baltes, mettrait fin à sa coopération avec l’organisation. Les Etats Baltes, tout comme la Roumanie ou la Slovénie, autres candidats malheureux à l’adhésion, redoutent d’être «abandonnés dans un mo man’s land stratégique entre Est et Ouest». Aux premiers, les Etats-Unis ont réaffirmé leur soutien en concluant avec eux une Charte en janvier 1998. L’IISS conclut que l’évolution de l’OTAN en 1997 a apporté «la preuve évidente que l’élargissement des institutions européennes occidentales contribue à exporter la stabilité vers l’Europe centrale et l’Europe de l’Est». (AFP)
L’OTAN, en voie d’admettre trois nouveaux membres en son sein, est parvenue en 1997 à se concilier la bonne volonté russe, sans aliéner inutilement les candidats malheureux, ce qui constitue un succès diplomatique aux yeux de l’IISS. Pour autant, une relation harmonieuse entre l’OTAN et la Russie est «loin d’être assurée», bien que la première ait intensivement travaillé à apaiser les craintes de la seconde, note l’Institut international d’études stratégiques. Viscéralement opposée au principe de l’élargissement de l’OTAN, la Russie a dans un premier temps cherché à obtenir des garanties que l’organisation n’hériterait pas d’infrastructures militaires initialement destinées à protéger l’ancien Pacte de Varsovie. Elle a aussi cherché à obtenir une implication directe dans le processus de...
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