Les Khmers rouges ont eu à leur tête plusieurs autres dirigeants longtemps regroupés en une direction collégiale plus ou moins mystérieuse connue sous le nom d’«Angkar». Avec la mort de Pol Pot, le mouvement des Khmers rouges, aujourd’hui considérablement réduit, aura perdu deux de ses principaux dirigeants, Son Sen, ancien responsable militaire, ayant été exécuté en juin 1997. Par ailleurs, Ieng Sary, ancien numéro deux, s’est rallié au gouvernement de Phnom Penh en 1996 et Khieu Samphan, serait en fuite depuis fin mars dernier, après la chute d’Anlong Veng, QG de la guérilla. — IENG SARY (68 ans), ancien premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères du gouvernement khmer rouge du Kampuchéa démocratique, a fait défection en août 1996 pour rallier le gouvernement de Phnom Penh. Il a été condamné à mort par contumace en 1979 au Cambodge pour son rôle dans le génocide, et amnistié par le roi Norodom Sihanouk en septembre 1996. — SON SEN: Ancien responsable militaire du mouvement, son exécution lors d’un règlement de comtpes entre Khmers rouges a été annoncée en juin 1997. Tombé en disgrâce auprès de la guérilla, il avait été relevé de ses responsabilités en 1992 lorsqu’il avait préconisé la poursuite du processus de paix et le non-boycottage des élections cambodgiennes de 1993. Lors des accords de paix de Paris en 1991, Son Sen était devenu membre du Conseil national suprême (CNS), instance exécutive du gouvernement, pendant l’opération de maintien de la paix de l’ONU. — KHIEU SAMPHAN, premier ministre en titre des Khmers rouges, Khieu Samphan a été premier ministre du régime du Kampuchéa démocratique dès la prise du pouvoir par les Khmers rouges à Phnom Penh en 1975. Il a pris le titre de chef de l’Etat trois ans plus tard lorsque Norodom Sihanouk a cessé d’exercer cette fonction. Il était rentré au Cambodge en même temps que Son Sen en 1991 dans le cadre du plan de paix signé à Paris pour siéger au CNS. Il avait été, pendant la terreur, l’un des principaux exécutants des purges sanglantes ordonnées par Pol Pot. Fin mars, le dernier bastion des Khmers rouges, à Anlong Veng, est passé sous le contrôle des forces gouvernementales, entraînant la fuite des derniers dirigeants. (AFP)
Les Khmers rouges ont eu à leur tête plusieurs autres dirigeants longtemps regroupés en une direction collégiale plus ou moins mystérieuse connue sous le nom d’«Angkar». Avec la mort de Pol Pot, le mouvement des Khmers rouges, aujourd’hui considérablement réduit, aura perdu deux de ses principaux dirigeants, Son Sen, ancien responsable militaire, ayant été exécuté en juin 1997. Par ailleurs, Ieng Sary, ancien numéro deux, s’est rallié au gouvernement de Phnom Penh en 1996 et Khieu Samphan, serait en fuite depuis fin mars dernier, après la chute d’Anlong Veng, QG de la guérilla. — IENG SARY (68 ans), ancien premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères du gouvernement khmer rouge du Kampuchéa démocratique, a fait défection en août 1996 pour rallier le gouvernement de Phnom Penh. Il a été...
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