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Actualités - Chronologie

Athlétisme Donovan Bailey : rester le meilleur sans forcer

Le recordman du monde du 100 mètres, le Canadien Donovan Bailey, n’a qu’un seul objectif avoué cette saison: s’imposer aux Goodwill Games en juillet pour montrer qu’il reste le meilleur malgré la montée de quelques jeunes rivaux comme l’Américain Maurice Greene, tout en se la «coulant douce» dans une année dépourvue de grands rendez-vous. «Cette année, j’ai décidé de me la couler douce, dit-il. Attention, cela ne veut pas dire pour autant s’abrutir dans un fauteuil devant la télévision. Mais comme 1998 ne constitue ni une année olympique, ni une année de Championnat du monde, je vais pouvoir reposer mon corps. Les Goodwill Games vont, néanmoins, me servir de baromètre». Les jeux de la «Bonne Volonté», créés initialement pour favoriser le rapprochement est-ouest, reconvertis en manifestation en faveur de l’enfance depuis la chute des régimes communistes d’Europe orientale, offriront quelques 5 millions de dollars de prix et primes aux 1500 athlètes invités. Un pactole qui n’est sans doute pas étranger à l’intérêt manifesté par le Canadien qui ensuite prendra le chemin du vieux continent pour l’habituelle et lucrative tournée des meetings européens. Bailey à New York doit retrouver Maurice Greene, son vainqueur des Championnats de monde d’Athènes en juillet-août 1997, que le médaillé d’or d’Atlanta veut bien vite oublier. «En fait, je n’aurais jamais dû y prendre part, affirme-t-il. Un mois avant la compétition, une intoxication alimentaire m’a empêché d’être au sommet de ma forme». Professionnalisme Investi d’une confiance inébranlable en ses possibilités, Bailey, originaire de la Jamaïque, ne craint personne. «Je suis mon propre rival, dit-il. L’excellent travail accompli par les Greene ou Boldon, me stimule cependant pour donner le meilleur de moi-même». Au regard des grands sports professionnels américains (basket-ball), football américain, base-ball, hockey sur glace), l’athlétisme n’a jamais vraiment réussi à s’imposer en Amérique du Nord. Une situation qui doit changer, estime Bailey. «Si on professionnalise notre sport, il y aura certainement un afflux de jeunes, dit-il. Ce qui est plus important à mes yeux demeure le travail de constituer les cibles principales. De plus, les gens pensent encore que l’athlétisme est un sport de loisir. Ils ne se rendent pas bien compte du niveau de discipline et de concentration nécessaires». Bailey estime aider son sport du mieux possible. Sa confrontation sur 150 mètres avec Michael Johnson (double médaillé d’or à Atlanta sur 200 et 400 mètres) a constitué un remarquable coup médiatique et financier. «Cela m’a plus pompé mentalement que prévu, affirme-t-il. Mais je suis prêt à retenter l’expérience». Bailey, vainqueur, avait touché 1,5 millions de dollars contre 500.000 dollars à Johnson. Le recordman du monde, annoncé à Paris fin juillet et qui sera également présent au meeting de Zurich, est encore indécis sur une participation éventuelle aux Jeux du Commonwealth à la mi-septembre à Kuala Lumpur (Malaisie). «Je n’ai encore rien décidé, indique-t-il. Normalement, je ne participe jamais à des événements organisés vers la fin septembre». (AFP)
Le recordman du monde du 100 mètres, le Canadien Donovan Bailey, n’a qu’un seul objectif avoué cette saison: s’imposer aux Goodwill Games en juillet pour montrer qu’il reste le meilleur malgré la montée de quelques jeunes rivaux comme l’Américain Maurice Greene, tout en se la «coulant douce» dans une année dépourvue de grands rendez-vous. «Cette année, j’ai décidé de me la couler douce, dit-il. Attention, cela ne veut pas dire pour autant s’abrutir dans un fauteuil devant la télévision. Mais comme 1998 ne constitue ni une année olympique, ni une année de Championnat du monde, je vais pouvoir reposer mon corps. Les Goodwill Games vont, néanmoins, me servir de baromètre». Les jeux de la «Bonne Volonté», créés initialement pour favoriser le rapprochement est-ouest, reconvertis en manifestation en...