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Actualités - Reportage

Japon : croissance zéro et risque de récession

Le Japon devrait enregistrer une croissance économique nulle en 1998 selon les dernières projections du fonds monétaire international (FMI) dans lesquelles il juge élevés les risques de récession malgré les mesures de relance dévoilées récemment. «Une croissance zéro cette année pourrait être difficile à atteindre», a déclaré lors d’une conférence de presse Michael Mussa, le principal économiste du FMI. Au premier trimestre «nous prévoyons une contraction de la croissance» en raison de la faiblesse des dépenses de consommation et la production, a-t-il ajouté. Selon lui, «les dernières mesures de relance n’auront aucun effet direct sur l’économie japonaise avant le second semestre». Pendant cette période, le Japon pourrait alors de nouveau «connaître une croissance légèrement positive» grâce surtout à une reprise de la demande, a estimé M. Mussa. Le rapport du FMI voit une croissance de 1,3% en 1999 tandis que l’inflation devrait être quasi inexistante avec 0,9% en 98 et 0,4% en 99. Outre les problèmes structurels inhérents à l’économie nippone, le FMI relève que l’Archipel «sera affecté plus durement que les autres grands pays industrialisés par la crise asiatique en raison de la grande dépendance de son commerce avec cette région». Les dernières projections du fonds concernant le Japon, contenues dans son dernier rapport semi-annuel sur les perspectives de l’économie mondiale, n’ont pas été révisées pour prendre en compte les programmes de stimulation de l’activité annoncés fin mars ni la décision révélée jeudi de Tokyo de réduire les impôts. Le Fonds explique ne pas disposer de suffisamment d’informations permettant une évaluation de leurs effets potentiels sur une économie dont «les perspectives à court terme se sont détériorées davantage». Les chiffres du FMI n’intègrent pas non plus les données économiques contenues notamment dans le dernier rapport Tankan qui mettent en évidence une plus grande faiblesse de l’activité qu’estimée précédemment. «Tout bien considéré, il est clair que les risques récessionnistes restent significatifs». Selon les dernières projections de l’Organisation de coopération et de Développement Economique (OCDE), l’Archipel devrait connaître une croissance négative de 0,3% cette année. Le plan de relance japonais ne doit pas faire oublier la nécessité de procéder à d’importantes réformes structurelles, avait ainsi estimé jeudi un haut responsable du FMI. Ce responsable, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, avait néanmoins accueilli «avec satisfaction» les baisses d’impôts de 4.000 milliards de yens annoncées le même jour par le gouvernement japonais notant toutefois qu’il fallait voir «les détails». Dans son dernier rapport sur l’économie japonaise, le FMI insiste ainsi «sur la nécessité de mettre en place dans le moyen terme un système financier efficace, concurrentiel et fondé sur la loi du marché et ceci dans le droit fil du plan initial de réforme du «Big Bang»». Le Fonds estime qu’un «certain nombre (d’autres) ingrédients seront indispensables pour tirer l’économie japonaise de sa stagnation». (AFP)
Le Japon devrait enregistrer une croissance économique nulle en 1998 selon les dernières projections du fonds monétaire international (FMI) dans lesquelles il juge élevés les risques de récession malgré les mesures de relance dévoilées récemment. «Une croissance zéro cette année pourrait être difficile à atteindre», a déclaré lors d’une conférence de presse Michael Mussa, le principal économiste du FMI. Au premier trimestre «nous prévoyons une contraction de la croissance» en raison de la faiblesse des dépenses de consommation et la production, a-t-il ajouté. Selon lui, «les dernières mesures de relance n’auront aucun effet direct sur l’économie japonaise avant le second semestre». Pendant cette période, le Japon pourrait alors de nouveau «connaître une croissance légèrement positive» grâce...