Etrillé 4-1 à l’aller à Turin, l’AS Monaco feint de croire encore en ses chances de qualification pour la finale de la Ligue des champions de football mercredi face à la Juventus. «Tout est possible en football, et je n’oublie pas qu’avec Bordeaux, nous étions passés tout près de l’exploit face à la Juve de Platini», se rassure Jean Tigana. C’était en 1985 et les Girondins avaient alors battu «la vieille dame» 2-0 au match retour après avoir perdu 3-0 au match aller. Cette fois, pourtant, peu de parieurs miseront sur les champions de France tant la démonstration des Bianconeri à l’aller fut totale. «On va jouer ce match à 110% de nos moyens. On se doit de se donner à fond pour tenter de renverser la situation et ne pas avoir de regrets. Il faut en vouloir, y croire, y croire encore», lance Fabien Barthez, comme pour se convaincre. Mais les incantations du gardien international, qui table d’esprit identique à celui qui avait permis aux Monégasques d’éliminer Manchester United, ont tout du vœu pieux. A défaut d’une qualification bien compromise, il conviendra pour le club de la Principauté de se ressaisir et de sauver l’honneur. «C’est sûr, ce 4-1 nous laisse peu d’espoirs mais il reste une place au rêve et il faudra au moins essayer de terminer par une victoire. Ce ne serait déjà pas si mal», assure le jeune Philippe Christanval, qui a parfaitement su se substituer à Franck Dumas, blessé. Djetou forfait Si Japhet N’Doram et Sylvain Legwinski sont toujours blessés eux aussi, Jean Tigana doit faire face à de nouvelles inquiétudes puisque Martin Djetou et Muhamed Konjic, tous deux touchés à l’entraînement, se joignent à la liste des blessés. Djetou, victime de deux entorses, a déclaré forfait alors que Konjic devrait tenir sa place. De quoi déstabiliser sérieusement une défense déjà défaillante au Stade des Alpes. Les bonnes nouvelles par rapport à l’aller sont les retours opportuns du Belge Philippe Léonard et de l’Ecossais John Collins, dont l’expérience avait, suspension oblige, fait cruellement défaut aux Monégasques à Turin. Collins, d’ailleurs, refuse de baisser les bras, en bon Britannique. «On a été bons en Coupe d’Europe à domicile et on a réussi à marquer beaucoup de buts contre Leverkusen et le Sporting de Lisbonne. Il faut se dire qu’on peut renouveler ça», dit-il. Rusé, l’Ecossais note encore que les Turinois ont de nombreux cartons jaunes et voudront peut-être éviter de prendre des risques qui pourraient les priver de finale. Jean Tigana, en tout cas, a su remotiver sa jeune équipe en vue de cette joute, au point que Willy Sagnol assure: «Il faut tenter le 3-0 de la qualification. Tout autre résultat serait une déception». L’entreprise paraît cependant des plus hasardeuses pour Monaco, d’autant que la Juve est en grande forme à l’image d’Alessandro Del Piero. Bourreau des Monégasques à l’aller, avec trois buts, l’attaquant turinois a encore frappé à deux reprises en championnat contre Piacenza. Les seules incertitudes de Marcello Lippi concernent le gardien Angelo Peruzzi et le défenseur uruguayen Paolo Montero, mais leurs doublures, Michelangelo Rampulla et Gianluca Pessotto, sont loin d’être des seconds couteaux. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Etrillé 4-1 à l’aller à Turin, l’AS Monaco feint de croire encore en ses chances de qualification pour la finale de la Ligue des champions de football mercredi face à la Juventus. «Tout est possible en football, et je n’oublie pas qu’avec Bordeaux, nous étions passés tout près de l’exploit face à la Juve de Platini», se rassure Jean Tigana. C’était en 1985 et les Girondins avaient alors battu «la vieille dame» 2-0 au match retour après avoir perdu 3-0 au match aller. Cette fois, pourtant, peu de parieurs miseront sur les champions de France tant la démonstration des Bianconeri à l’aller fut totale. «On va jouer ce match à 110% de nos moyens. On se doit de se donner à fond pour tenter de renverser la situation et ne pas avoir de regrets. Il faut en vouloir, y croire, y croire encore», lance Fabien...