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Actualités - Chronologie

ELF mise sur l'Azerbaidjan pour développer un nouveau pôle pétrolier

Présent en Azerbaïdjan sur deux importants permis offshore, Shah Deniz et Lenkoran, Elf Aquitaine mise sur cette nouvelle terre promise pour développer un troisième pôle pétrolier à côté de l’Afrique et de la mer du Nord qui représentent 95% de la production de pétrole du groupe français. Après deux premières tentatives infructueuses dans la région Caspienne, au Kazakhstan (180 millions de dollars environ de pertes) et en Ouzbékistan, Elf est présent depuis 1996 dans l’offshore azerbaïdjanais dont les potentialités sont immenses. «La mer Caspienne est l’une des seules régions pétrolières au monde qui n’ont jamais encore fête explorées et où il existe des possibilités de découverte de champs géants», dit Jean-François Daganaud, directeur général d’Elf Petroleum Azerbaïdjan et représentant du groupe Elf à Bakou. Premier producteur mondial de pétrole en 1920, terre mythique où les familles Rothschild, Nobel et autres barons du pétrole ont fait leur fortune, l’Azerbaïdjan est entré en déclin après la Deuxième Guerre mondiale. En dépit de richesses potentielles énormes, les Soviétiques avaient préféré concentrer leurs investissements sur la Sibérie, et les vieux champs pétroliers autour de Bakou ne produisent plus que quelque 9 millions de tonnes de pétrole par an. Reste à explorer les grands fonds de la mer Caspienne, inaccessibles sans les nouvelles technologies détenues par les compagnies occidentales et sans d’énormes investissements. Les autorités azéries ont donc ouvert leur domaine pétrolier aux «majors». A ce jour, 9 consortiums représentant 20 compagnies pétrolières de 12 pays ont signé des conventions en Azerbaïdjan. ET la ruée vers l’or noir s’accentue. Les réserves estimées iraient de 4 milliards de tonnes de pétrole, selon les Azéris, à 10 milliards pour des experts étrangers, sans compter le gaz. Selon Atik Aliev, le président de la compagnie nationale SOCAR, qui fait également office de ministre de l’Energie, «les investissements prévus dans le cadre de ces conventions sont de 30 milliards de dollars en 10 ou 15 ans. Près de 450 structures ont déjà été découvertes. La production devrait atteindre 65 millions de tonnes vers 2005. Situé à 300 km au sud de Bakou, le champ de Lenkoran-Talysh Deniz contiendrait des réserves récupérables estimées entre 350 et 700 millions de barils. En cas de découverte, ce projet impliquera des investissements de plusieurs milliards de dollars. «Nous sommes prêts à forer pour la fin de l’année mais nous n’avons aucun matériel de forage disponible avant 2000», dit François Chapelle, directeur exploration d’Elf Petroleum Azerbaïdjan. Le problème majeur pour les compagnies présentes sur la Caspienne est la pénurie d’appareils disponibles et techniquement adaptés. Actuellement il n’existe qu’un seul appareil respectant les normes de sécurité occidentales dans la région, un semi-submersible réhabilité par l’américain MacDermott. A l’époque de sa splendeur, Bakou possédait la 2e flotte mondiale de navires parapétroliers, mais qui ne pouvait forer qu’à de faibles profondeurs d’eau. Ces engins d’un autre âge achèvent de rouiller dans le port, inutilisables. Or, les contrats d’exploration sont signés pour 5 ans et prévoient impérativement des travaux de prospection sismique et des forages. Le premier forage sur Shah Deniz, dont Elf a 10% avec BP opérateur, est prévu en août et le deuxième dans la foulée. L’autre problème, très politique, est l’évacuation du pétrole de la Caspienne. Elf se positionne actuellement sur la plupart des pipelines envisagés, y compris sur la voie iranienne. Le groupe considère que les routes d’évacuation doivent être multiples, concurrentielles mais surtout stables et protégées. (AFP)
Présent en Azerbaïdjan sur deux importants permis offshore, Shah Deniz et Lenkoran, Elf Aquitaine mise sur cette nouvelle terre promise pour développer un troisième pôle pétrolier à côté de l’Afrique et de la mer du Nord qui représentent 95% de la production de pétrole du groupe français. Après deux premières tentatives infructueuses dans la région Caspienne, au Kazakhstan (180 millions de dollars environ de pertes) et en Ouzbékistan, Elf est présent depuis 1996 dans l’offshore azerbaïdjanais dont les potentialités sont immenses. «La mer Caspienne est l’une des seules régions pétrolières au monde qui n’ont jamais encore fête explorées et où il existe des possibilités de découverte de champs géants», dit Jean-François Daganaud, directeur général d’Elf Petroleum Azerbaïdjan et représentant du...