Sa première compilation des «meilleurs airs du communisme» a tellement bien marché qu’un homme d’affaires hongrois a décidé de lancer une nouvelle compilation dans quelques semaines. Akos Rethly, 34 ans, qui se dit «homme d’affaires dans la sphère culturelle», entend bien profiter de «la nostalgie naturelle et la curiosité» des Hongrois pour ces airs qui ont rythmé des générations de ce côté-ci de l’ancien rideau de fer. «Je les approvisionne», déclare-t-il. Sa première compilation, «Les meilleurs du communisme», lancée l’an dernier en disque CD et cassette, comprend des marches militaires, des hymnes tels que l’Internationale, bien sûr et toute une série de chants qui rythmaient les camps de pionniers, les réunions de milices ou celles du parti. Elle s’est vendue à 35.000 exemplaires et l’une des chansons a fait l’objet d’un «single» aux Etats-Unis. Initialement, elle devait uniquement fournir de l’ambiance aux visiteurs d’un parc d’attraction parmi les plus étonnants en Hongrie, le Parc des Statues, auquel est associé Akos Rethly. Construit en 1993 près d’une résidence dans la banlieue de Budapest, ce parc rassemble une surprenante collection de statues immenses de Marx, Engels et autres héros communistes, qui ont orné les squares et jardins publics de la ville, avant d’en être retirés à la chute du communisme en 1989. Ces statues ont été rassemblées dans ce parc. «Tisse la soie» «Je suis venue par curiosité», explique une touriste américaine, Janet Leger, face à une imposante statue de Lenine. «En tant qu’Américain, on ne sait pas réellement ce que veut dire communisme. Cela vous donne une idée de ce que signifiait vivre sous un régime communiste», ajoute-t-elle. Des habitants du quartier sont moins optimistes. «Le Parc des Statues vise surtout les touristes curieux de savoir comment était la vie avant 1989. Mais ils n’ont pas eu à endurer cette réalité», estime un chauffeur de taxi, Geza Fekete, 32 ans, pour qui «tout cela devrait être abattu». Les gérants du parc ne cachent pas leur sens du commerce: si l’entrée vaut environ un demi-dollar, les quelque 25.000 visiteurs par an, dont la moitié d’étrangers, sont invités à acheter T-shirts, livres, souvenirs, «Les meilleurs airs du communisme», et même «Le dernier souffle du communisme» enfermé dans une petite boîte en fer, ou encore une voiture miniature, la fameuse Trabant. «La vie sous le communisme n’était pas si mauvaise», assure M. Rethly, qui défend son parc et rappelle que le communisme à la hongroise était beaucoup plus souple que dans des pays voisins. « La cantate de Staline» Il explique son envie de lancer une nouvelle compilation par la forte demande du public. «Nous avons reçu beaucoup d’appels téléphoniques et de lettres nous demandant pourquoi nous n’avions pas inclus telle ou telle chanson. Les gens qui achètent le disque se souviennent de leur jeunesse, et du temps où ils chantaient ces chansons». Parmi les 21 titres du second album figurent «La cantate de Staline», «Les défenseurs de Madrid» et «Tisse la soie camarade». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sa première compilation des «meilleurs airs du communisme» a tellement bien marché qu’un homme d’affaires hongrois a décidé de lancer une nouvelle compilation dans quelques semaines. Akos Rethly, 34 ans, qui se dit «homme d’affaires dans la sphère culturelle», entend bien profiter de «la nostalgie naturelle et la curiosité» des Hongrois pour ces airs qui ont rythmé des générations de ce côté-ci de l’ancien rideau de fer. «Je les approvisionne», déclare-t-il. Sa première compilation, «Les meilleurs du communisme», lancée l’an dernier en disque CD et cassette, comprend des marches militaires, des hymnes tels que l’Internationale, bien sûr et toute une série de chants qui rythmaient les camps de pionniers, les réunions de milices ou celles du parti. Elle s’est vendue à 35.000 exemplaires et...