«J’ai choisi d’être romancière (...). J’ai encore beaucoup de choses à écrire», déclare Mazarine Pingeot, la fille naturelle de l’ex-président français François Mitterrand, dans une interview à l’hebdomadaire «Le Nouvel Observateur» à paraître aujourd’hui. La jeune femme de 23 ans publie vendredi un premier livre, sobrement intitulé «Premier roman». «Je n’ai plus à me cacher (...). Désormais, j’existe par moi-même. Je suis ce que j’écris. On n’a plus le droit de me réduire à la seule image de «Mazarine, la fille de...», assure-t-elle. «J’ai voulu dans ce roman qu’Agathe (l’héroïne, diplômée de l’Ecole normale supérieure, l’école de l’intelligentsia, et agrégée de philosophie comme l’auteur) et son père aient des relations magnifiques», souligne-t-elle en révélant que François Mitterrand savait «depuis toujours» qu’elle voulait écrire et «l’encourageait» à le faire. «C’est la raison pour laquelle, dit-elle, je lui ai dédié ce livre». Affirmant que «Premier roman» est «une fiction» et «non un récit autobiographique», Mazarine Pingeot poursuit: «Mon père, c’est mon père. Quand je voyais le président de la République à la télévision, c’était un autre homme, un homme public au sens propre, presque un étranger». «Je voulais faire une chronique de la vie d’aujourd’hui dans un milieu parisien, à la fois étudiant et intellectuel: le travail, les promenades dans Paris, les bistrots, les fêtes, la légèreté et le temps qui passe sans qu’on s’en aperçoive». «J’ai une passion charnelle pour Paris. Je ne peux pas quitter longtemps cette ville», dit-elle. Enfin, s’agissant de la lecture des journaux, la fille de François Mitterrand, née hors mariage, fait état de son «blocage personnel». «J’ai lu trop d’horreurs, trop de contre-vérités, trop d’invraisemblances, trop de calomnies pour m’y intéresser», affirme-t-elle, avant de s’en prendre aux «éditorialistes des journaux dits sérieux qui n’écrivaient, sur mon compte et celui des miens, que des faussetés». (AFP)
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