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Actualités - Chronologie

Echange d'accusations et craintes de violences après la mort de Sharif

Israël, le Hamas et l’Autorité palestinienne se rejetaient mutuellement jeudi la responsabilité du meurtre d’un chef militaire intégriste, dont le décès a suscité des craintes de nouvelles violences. Le Hamas, tout en menaçant Israël de représailles, a mis en cause «des collaborateurs au sein de l’Autorité palestinienne» dans la mort de Mohieddine Sharif, enterré jeudi à Ramallah. De hauts responsables de l’Autorité ont, au contraire, affirmé qu’à leur avis, c’étaient des militants du Hamas qui avaient collaboré avec Israël pour livrer Sharif. Israël, qui a démenti toute responsabilité, a placé sa police et son armée en état d’alerte renforcée, devant les menaces de représailles proférées par le Hamas. Accident ou meurtre? Le corps de Sharif, considéré comme responsable d’attentats anti-israéliens meurtriers ces deux dernières années, avait été retrouvé lundi dans un garage d’une zone industrielle de Ramallah en Cisjordanie et identifié mercredi. Il est apparemment mort déchiqueté dans l’explosion d’une puissante charge dans une voiture. Mais après l’autopsie, la police palestinienne a expliqué qu’il était déjà mort de trois balles avant l’explosion. «Il y a des signes indiquant que ce sont des collaborateurs au sein de l’Autorité qui étaient impliqués dans cette affaire», a affirmé un dirigeant politique du Hamas à Gaza, M. Mahmoud Zahar. «Mais qu’Israël soit directement impliqué ou qu’il ait agi par le biais de collaborateurs (...), c’est de toute façon lui qui porte la responsabilité», a ajouté M. Zahar. Menaces Dans un communiqué publié mercredi, la branche militaire du Hamas a affirmé que sa vengeance «sera plus rapide que beaucoup ne le croient» et a menacé de s’en prendre aux intérêts israéliens partout dans le monde. Un haut responsable de l’Autorité palestinienne a rejeté les accusations du Hamas. «Nous avons eu d’amères expériences d’infiltrations israéliennes au sein du Hamas», a-t-il dit sous couvert de l’anonymat. Israël, pour sa part, a répété sur tous les tons qu’il n’avait rien à voir avec la mort de Sharif. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), l’amiral Ami Ayalon, l’a encore dit mercredi soir lors d’une rencontre avec un chef de la sécurité palestinienne en Cisjordanie, le colonel Tawfik al-Tirawi, selon la radio publique israélienne. Le chef des artificiers de la police israélienne, le commissaire Menahem Bozna, a, pour sa part, souligné que la police palestinienne avait bien coopéré avec Israël dans l’enquête, en laissant les Israéliens procéder à des recherches sur les lieux. L’explosif utilisé, de fabrication artisanale, était du même type que celui retrouvé dans les «laboratoires» du Hamas précédemment découverts en Cisjordanie, a ajouté le commissaire Bozna. Une première et très forte explosion s’est produite dans un bâtiment situé à proximité du garage.«C’est sans doute la déflagration de ces dizaines de kilos d’explosifs qui a provoqué l’explosion d’une charge plus petite qui se trouvait dans la voiture», a-t-il précisé. Il n’a pas exclu que l’explosion ait fait partir des balles d’un stock de munitions se trouvant là, ce qui pourrait expliquer que des balles aient été retrouvées dans le corps de Sharif. Le quotidien israélien «Haaretz» a cependant laissé entendre que c’était bien Israël qui avait liquidé Sharif ou commandité son meurtre. Le journaliste Amos Harel a expliqué que les meurtriers de Sharif avaient retrouvé sa trace grâce à la confession d’un de ses complices, Abdullah Ibrahim Bakhri, arrêté récemment par l’armée israélienne. (AFP)
Israël, le Hamas et l’Autorité palestinienne se rejetaient mutuellement jeudi la responsabilité du meurtre d’un chef militaire intégriste, dont le décès a suscité des craintes de nouvelles violences. Le Hamas, tout en menaçant Israël de représailles, a mis en cause «des collaborateurs au sein de l’Autorité palestinienne» dans la mort de Mohieddine Sharif, enterré jeudi à Ramallah. De hauts responsables de l’Autorité ont, au contraire, affirmé qu’à leur avis, c’étaient des militants du Hamas qui avaient collaboré avec Israël pour livrer Sharif. Israël, qui a démenti toute responsabilité, a placé sa police et son armée en état d’alerte renforcée, devant les menaces de représailles proférées par le Hamas. Accident ou meurtre? Le corps de Sharif, considéré comme responsable d’attentats...